Sélectionner une page

Mastering

Définir la finalité la plus adaptée

 

DCP

FichierAvantagesInconvénientsUtilisation
multiplefiable sécurisé illisible sur un lecteur classiquediffusion cinéma

• Le DCP est le standard des supports de projection numérique au cinéma. Grâce à sa compression par ondelettes, il est impossible de voir son image détériorée par des artefacts en cas d’un manque de débit. Ce standard supporte également la quantification 10 et 12 bits (c’est-à-dire 1024 niveaux par couches par pixel pour le 10 bits et 8192 pour le 12 bits)  pour conserver le plus grand nombre de détails de couleur. Le son est quant à lui échantillonné sur 96kHz pour une quantification 24 bits contrairement aux autres standards cantonnés au 16bits/48kHz.

• Les DCPs permettent d’encapsuler plusieurs versions sonores (Version Originale et Versions Doublées) ainsi que plusieurs versions de sous-titres sur un même support.

• Fiables et sécurisés, les DCPs peuvent s’accompagner de clefs dites KDM pour restreindre les projections.

• Un DCP peut être généré sur tout type de support physique ou dématérialisé tant que la capacité dudit support le permet. NB : le poids d’un DCP varie selon le fichier master dont il est issu.

MXF Operationnal Pattern Atom

FichierAvantagesInconvénientsUtilisation
MXFmétadonnées associées au fichierMPEG-2télévision

• Le format OP-Atom est le format de diffusion télévisuelle standardisé par le SMPTE et l’EBU. Il permet, entre autre, de placer la piste LTC dans le header des métadonnées pour une lecture optimisé du timecode et ainsi minimiser les défauts de lecture par le circuit de diffusion.

• Le codec MPEG-2 utilisé pour ce format peut générer de légères sautes d’image lors de certains mouvements de caméra, la vérification de l’export est plus rigoureux qu’avec d’autres.

PRORES - DnxHD/DnxHR

 

FichierAvantagesInconvénientsUtilisation
MOVlisible partout et peu compressécompression JPEGdiffusion proxies masters

• Les codecs PRORES et Dnx sont les plus utilisés au sein d’un workflow de post-production. Le premier est développé par Apple et le second par Avid. Sensiblement identique, ces formats restent légers pour permettre une lecture temps réel au montage. Ils sont également utilisés à l’étalonnage si l’encodage natif de la caméra utilisait un codec destructif (AVC, HEVC, MTS etc…)

• Chacune de ces familles de codecs propose des variables pour s’adapter à la post-production ou à la diffusion avec des versions adaptées pour générer des proxies, et d’autres pour la diffusion.

White Paper du DnxHD-HR

ISO DVD/Bluray

FichierAvantagesInconvénientsUtilisation
ISOlecteurs physiques adaptésnécessite un lecteur adaptediffusion

• Un ISO est le fichier maître qui permet de générer un ou plusieurs DVD. Il peut être protégé pour empêcher la gravure ou indiquer une limitation lors de sa génération.

• Il peut être lu n’importe où tant que le lecteur y est et peut servir pour l’envoi en festival si ce dernier l’accepte. NB : le DVD limite la résolution à 720×576.

IMF

FichierAvantagesInconvénientsUtilisation
multipleversionningillisible sans outil adaptéarchivage

• L’IMF est un standard récent en particulier utilisé par Netflix. Ce fichier maître possède une arborescence de fichier similaire à celle du DCP mais ne sert pas à la diffusion. Celui-ci fait la passerelle entre le mastering et la diffusion car permet d’encapsuler un versioning étendu (vidéo, son et sous-titre) pour permettre la sortie d’un fichier de diffusion personnalisé avec un choix précis de version.

• Cette arborescence de fichier sert aussi pour archiver le media grâce à l’encapsulation de nombreuses versions.

• L’IMF nécessite encore des outils onéreux, un autre format plus accessible permet de procéder de façon similaire. Il est cependant moins efficace et demande plus de manipulation : le Matroska Video File.

Matroska Video File

FormatAvantagesInconvénientsUtilisation
MKVpistes multiplesnon standardisédiffusion adaptable

• Le Matroska Video File connu pour l’extension .mkv n’est pas seulement un format léger pour contenir une vidéo avec des sous-titres. C’est un format qui supporte de nombreux codecs différents de diffusion ou de mastering (à l’exclusion des suites d’images) pour un grand nombre de piste. Avec l’outil approprié (rendez-vous dans l’espace client), il est possible d’extraire les pistes indépendamment les unes des autres pour les reconvertir ensuite à sa guise pour la diffusion souhaitée.

• De la même manière que l’IMF, il est possible d’encapsuler dans un même fichier plusieurs pistes video, plusieurs pistes son et plusieurs pistes de sous-titres. L’extraction des pistes et leur encodage nécessitent des outils différents, les fichiers peuvent être lus aisément via VLC. Le mkv permet d’imiter l’IMF mais n’est pas prévu pour fonctionner ainsi.

DPX

FormatAvantagesInconvénientsUtilisation
suite d’images .DPXqualitéfichiers volumineuxWorkflow post-prod

• Essentiellement utilisé lors d’échanges de médias lors du travail des effets spécieux et de l’étalonnage, le DPX gère l’ACES en 16bits ou 32bits pour conserver le maximum d’information lors de ces traitements. Puis qu’il s’agit d’une suite d’image, l’autre avantage est la possibilité de faire un export partiel sans avoir à écraser le fichier précédent.

• Netflix demande à récupérer les médias en DPX pour leurs archives, il faut prévoir une grande capacité de disque.

H.264/H.265

FormatAvantagesInconvénientsUtilisation
MP4légerGOPdiffusion

• Ces codecs sont les plus utilisés aujourd’hui pour la diffusion web. A cause des propriétés de ce codage, il est fortement déconseillé de les utiliser lors de la post-production car ils sont destructifs.

• Ces fichiers sont en général créés en aval du master. Cependant, il est possible de générer un fichier maître avec ces codecs tant qu’ils ne provoquent pas la perte d’informations dans l’image.