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macOS Catalina, ne faites pas la mise à jour !

macOS Catalina, ne faites pas la mise à jour !

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macOS Catalina don’t vous entendez certainement parlé depuis quelques mois est sortie cette nuit sur le mac App Store. Si vous être professionnel, prenez toutes vos précautions avant l’installation voire, attendez une 10.15.2 pour que l’OS soit bien stable et que les éditeurs puisse toujours vous proposer leur logiciel sans encombre.

Voici pourquoi.

Le Legacy Media Gate

Vous souvenez vous, en début d’année, le soucis que posait FCPX avec les Legacy Media auquel j’avais consacré un article. Aujourd’hui nous nous retrouvons exactement dans la même situation mais pour la structure complète de macOS !! Apple a décidé qu’il serait temps d’enfin passer au tout 64bits.

application non optimiséeDéjà sous macOS Mojave, une petite fenêtre apparaissait pour avertir qu’une application n’était pas optimisée pour le mac et qu’il serait pas mal de la mettre à jour ou de trouver une autre solution. Cette fenêtre rappelait aussi que ce serait la dernière version de macOS à faire tourner les applications 32bits car la prochaine version que l’on sait s’appeler Catalina, ne fera plus tourner ces logiciels. Apple avait déjà annoncé ceci en présentant Mojave.

 

Mojave et le 32bits

 

To install or not to install ? That is the question.

Professionnel ? Ne surtout pas installer Catalina pour l’instant. Vous aurez forcément encore besoin d’un utilitaire pour dépanner au cas où un logiciel Adobe, ou Resolve plante. Les gros éditeurs sont passés au 64 bits, les petits c’est pas si sûr. Je ne pense pas que HandBrake soit passé au 64bits, ShutterEncoder demande vérification aussi, si vous utilisez XnView pour renommer des fichiers en série il serait bon d’attendre aussi, ou même DCP-o-matic etc. Puis si vous êtes utilisateur de SoundFlower… C’est pas non plus une très très bonne idée.

Puis en plus, imaginez le logiciel est bien passé au 64bits mais il n’est pas encore tout à fait stable. C’est quand même contraignant !!

De plus, macOS portera de nouveaux mécanisme de sécurité encore plus restrictifs que sur l’OS actuel et antérieur, c’est quand même casse pied.

Enfin, pour tout ce qui est hardware !! Même les solution de stockage du type LaCie, G-Technology ou Accusys Storage ou des solutions de stockage partagé comme Tiger Technology, il ne faut pas installer macOS Catalina tant que vous n’êtes pas sûr complètement sûr que ça fonctionnera. Même les NAS ou SAN (stockage partagé déjà évoqué mais je mets les mots qu’il faut) via unité serveur peuvent être concernés au moins par un ralentissement : Synology, Qnap, FreeNAS etc. Idem pour les interfaces vidéo AJA ou BlackMagic.

 

Et donc ?

 

NON,

N’INSTALLE PAS tout de suite MACOS CATALINA

Et faites bien attention quoi qu’il arrive.

 

Dans mon cas, je vais attendre quelques mois pour l’installer sur mon MacBook et en fonction de ce que macOS Catalina racontera sur le macBoobook, je penserais éventuellement à faire l’installation sur maMac.

 

 

Pour les sources de tout ça, Atreid est de très bon conseil sur sa page Facebook, Mac4Ever et j’avais lu un article il y a quelques semaines mais j’ai oublié ce que c’était, je suis désolé….

Cinématographiquement…

macoscatalina maj
premiere pro Davinci resolve part 6
SGO
Arri Codex High Density Encoding
premiere pro Davinci resolve part 5
Mac Pro 2019
Loupedeck +
cinema sans projecteur
premiere pro Davinci resolve part 4
premiere pro Davinci resolve part 3
la différence entre le log et le flat
premiere pro Davinci resolve part2
Le nouveau Davinci Resolve 16
annonce NAB resolve 16
premiere pro Davinci resolve part1
Tangent Arc
Illustration article
Dailies Avid Resolve
Fusion Connect article
Article reactor fusion
illustration article jeux couleur
cinestyle technicolor
illustration RGPD
Media Composer Symphony 2018.12
article de noel
Legacy Medias
Montage une Anthologie (1913-2018)
Lumetri CC2019
illustration article egpu pro
illustration article
mise a jour de DaVinci Resolve 15.1.2
De Premiere Pro à Davinci Resolve #6 Fusion

De Premiere Pro à Davinci Resolve #6 Fusion

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J’ai eu de nombreuses discussions avec des techniciens qui considéraient l’éventualité de passer de Premiere Pro à DaVinci Resolve. Cette volonté est cependant freinée par l’inconnu et l’investissement personnel à fournir pour rendre cette transition possible. Voici une série d’articles pour voir les changements que cette transition implique et comment mettre en place un workflow cohérent au sein d’une entreprise (ou chez soit) et écarter l’inconnu de passation de logiciel. Cette série est composée de 9 articles dont les liens sont disponibles à la fin de chacun d’entre eux.

Aujourd’hui : les bases pour passer de la logique After Effect à la logique Fusion.

Introduisons-nous

Fusion permet aussi bien de faire du Motion Design, du Compositing, du Titrage toussa toussa qu’After Effect. Le problème est que ces logiciels ne fonctionnent pas du tout de la même manière. L’un avec des calques qui se superposent et l’autre avec des nodes qui se suivent et s’imbriquent. On va donc aborder ça pour que votre cerveau s’éclaire d’une lumière volumétrique puis je vous redirigerai vers ce qu’il faut pour approfondir si vous le souhaitez.

Ici, nous nous contenterons du Fusion intégré à Resolve dont l’interface et la configuration sont légèrement différentes. On ne parlera pas des éléments du media pool et de la timeline déjà évoqué dans la partie précédente sur le montage.

1. Paramétrer Fusion

Si vous avez correctement réglé Resolve, il n’y a pas grand chose à faire pour Fusion sauf peut-être la mémoire graphique dédiée au moteur de Fusion dans les préférences du logiciel Menu > Preferences > Memory and GPU. La case à cocher Automatically cache Fusion Effects in User Mode des paramètres de projet onglet Master Settings ne concerne que les effets que l’on trouve dans les bibliothèques.

Pour le reste, il vous faudra vous rendre sur la page Fusion pour rendre accessible le menu Fusion et choisir Fusion Settings et nous nous focaliserons sur quelques onglets.

 

1.1. Aparté : le rendu

Avant de continuer, il nous faudra bien distinguer le rendu de l’export. Il est vrai qu’After Effect, quand on sort une composition, appelle ça un rendu. Ce qui est un peu faux en réalité… Ici, on sera concerné par cette confusion. Rendre c’est charger dans la mémoire (vive ou non) les calculs pour obtenir l’image finale que certains logiciels enregistrent comme des images. Exporter c’est compiler le film dans un fichier à part entière.

Premiere Pro, entre autre, enregistre les fichiers de rendu dans le dossier Preview Files où on peut trouver des fichiers .mpg. Par contre, DaVinci Resolve va compiler ses fichiers de rendu appelés Cache Clip dans des fichiers .dvcc dont seul Resolve a le secret. Pour plus d’informations, je vous renvoie vers l’article sur la Gestion de Medias.

 

1.2. Settings Fusion

Menu > Fusion >Fusion Settings… Quand la page Fusion est active

Trois sous-parties pour 3 onglets des paramètres Fusion.

 

1.2.1. Frame Format

frame format setting

 

Ici, nous configurons l’image qui sera rendu avec Fusion. Ceci ne défini pas l’espace de travail dans lequel vous travaillerez mais la manière dont Fusion encodera le contenu pour l’affichage dans le montage. Par conséquent, si vous définissez votre composition en UHD mais que ce paramètre reste en FHD, la composition subira un sous-échantillonnage quand vous la retrouverez dans la page EDIT. Pour définir la taille de la composition elle-même, veuillez vous référer à la partie sur les Nodes.

Vous avez donc un premier menu déroulant pour sélectionner un paramètre préféfini, ici, le FHD avec un ratio de pixel 1:1. Ensuite, vous pouvez personnaliser cette résolution, indiquer si le traitement doit être entrelacé ou progressif avec le Has Fields?, ensuite un paramètre pour la pelloch (rarement concerné donc passons), le ratio des pixels, et les guides.

Guide 1 permettra de configurer la position de guides. Sans unité, il s’agit d’un ratio à configurer entre 0 et 1. Guide 2, quant à lui, vous montre le ratio de l’image. Ici 16:9 donc du 1,77… ou 1,78 si arrondi.

Juste en-dessous, vous retrouverez des boutons pour enregistrer les réglages dans un nouveau paramètre prédéfini et enfin la manière dont Fusion va rendre vos couleurs.

  • Full Render est pour la qualité de couleur souhaitée pour le rendu ;
  • Preview Render est la manière dont vous visualiserez le rendu dans le(s) moniteur(s) de Fusion. C’est la même chose que vous voyez en bas du panneau projet d’After Effect : « 8bpc », « 16bpc » etc ;
  • Interactive est la qualité que vous verrez lors de l’édition d’un effet. Il peut-être pratique pour réduire la latence entre l’action que vous faites et l’application de cette même action.

 

1.2.2. General

settings general

  • Auto Clip Browse : Si coché, l’explorateur de fichier va s’ouvrir automatiquement lors de l’ajout d’un node loader ou saver ;
  • New Comp on Startup : que vous ayez sélectionné un clip ou élément Fusion dans la timeline ou non, une arborescence nodale vierge va toujours être présente lors de la bascule vers Fusion ;
  • Summarize Load Errors : Si vous ouvrez une composition sur un autre ordinateur que celui sur lequel la composition a été créé ET que des nodes ne sont pas présents dans votre bibliothèque, alors un rapport sera créé dans la console plutôt qu’une fenêtre pop-up “ATTENTION il y a un poireau dans ta semoule” ;
  • Save Compressed Comps : décoché, une arborescence nodale complexe peut peser plusieurs dizaines voire centaines de Megaoctets. Cette option permet de les compresser sans perte en ASCII dont le langage m’échappe complètement. NB : Cette option cochée allonge le temps de chargement d’une composition complexe ;
  • Show Video I/O Splash : Cette option permet de commuter l’affichage ou non sur votre moniteur de référence matériel de votre image Splash ;
  • Use Simplified Copy Names : réduit les occurrences d’underscore “_” du nom des nodes lors de la copie (il est impossible de faire un espace quand on renomme un node) ;
  • Show Render Settings : si cochée, une fenêtre apparaîtra lors du lancement d’un rendu. En maintenant shift (Maj) à ce moment prévient l’apparition de cette fenêtre en réutilisant les paramètres configurés pour un précédent rendu. La désactiver renverse son fonctionnement ;
  • Mouse Wheel Affects the Window Under the Pointer : Rend la molette de la souris effective pour le panneau situé en-dessous de votre curseur, qu’elle soit active ou non. Sinon, la molette n’interagira qu’avec le panneau actif ;
  • Frames Start From : modifie la numérotation de l’image de départ de la composition. Par défaut, un Fusion clip démarrera toujours à 0 tandis qu’un clip non compilé en clip Fusion démarrera au TC du clip ;
  • Show Color As : va normaliser l’échelle de la dynamique de couleur : L’échelle 0-1, l’échelle 8bits 0-255, l’échelle 16bits 0-65.535.

 

Le reste dépend de Resolve. Ces options ne concernent que la version indépendante de Fusion.

 

1.2.3. Flow

settings Flow

 

Le FLOW !!! rien à voir avec sa capacité à faire du rap… On ne va pas traîner sur la section FORCE qui ne va pas nous aider pour la transition d’After Effect à Fusion.

 

Section Force

Ces options-ci vont modifier l’affichage des nodes : Vide, vignette de la source ou du rendu etc. Il est possible de tout sélectionner. Dans ce cas, l’affichage sera dynamique selon si vous avez fait le rendu ou non toussa toussa. Ca bouffe de la mémoire donc si vous n’avez pas le nouveau Mac Pro 2019, vous pouvez vous en passer et ne les activer que pour crâner sur instagram.

  • Show Modes/Options : Active ou désactive les icones d’état d’un node, s’il est verrouillé ou si son contenu est mis en cache etc ;
  • Show Thumbnails : cette options va afficher la vignette sur le node de l’image rendue en sortie de ce dernier. Si décochée, l’icone par défaut sera affichée.

 

 

Section Options

Et là ça nous intéresse car tout ceci vous aidera à organiser votre arborescence nodale si vous aimez bien ranger. Le flow sera votre espace de travail principal à la place des calques d’After Effect.

 

  • Arrange to Grid : De la même manière que le magnétisme de la timeline, cette option va restreindre la position de vos nodes au grillage visible sur ce panneau. De cette manière, il sera facile de mettre vos nodes sur une même ligne ou même colonne. L’option décochée les nodes flotteront dans l’arborescence sans restriction de position ;
  • Arrange to Connected : Cette option va aimanter la position de votre node à ceux auxquels il est connecté pour les contraindre à rester sur la même ligne ou la même colonne que ses congénères directement connectés ;
  • Auto Arrange : En cochant cette options, l’arborescence va automatiquement s’arranger lors de l’ajout d’un nouveau node ou d’un merge pour remettre de l’espace et permettre une meilleure lecture. Exemple : si vous avez deux nodes trop proches pour laisser la place à un nouveau node, ils vont s’éloigner automatiquement si vous en ajoutez un ;
  • Show Grid : va afficher le fameux grillage en arrière-plan auquel sont magnétisés les nodes de la première option ;
  • Auto Remove Routers : si cochée, cette option supprime automatiquement un node qui se retrouve tout seul dans l’arborescence ;
  • Pipes Always Visible : Les fils de connexion entre les nodes seront affichés en passant par-dessus le node plutôt que par-dessous. Ainsi le fil sera visible traversant le node ;
  • Keep Tile Picture Aspect : conserve l’homothétie de la vignette affichée sur le node ;
  • Full Tile Render Indicator : Les nodes changeront de couleur selon l’avancé de leur rendu. Une barre de progression accompagnera ces changements de couleur ;
  • Navigator : Le navigateur est exactement la même chose qu’avec Photoshop pour parcourir votre image mais ici pour se balader dans votre arborescence nodale quand celle-ci dépasse les limites de votre espace de travail. ON l’affiche constamment, OFF désactive constamment son affichage, Auto va l’afficher uniquement quand un node quitte la partie visible de l’arborescence ;
  • Pipe Style : Ceci va changer la beauté de vos liens entre les nodes. Ce seront soit des courbes arrondies en mode Direct, soit des lignes brisées en mode Orthogonal ;
  • Build Direction : Quand vous ajouterez des nodes, Fusion s’organisera pour respecter une arborescence verticale ou horizontale selon votre préférence ;
  • Scale : Quand vous créerez une nouvelle composition, cette option définira l’échelle par défaut de votre affichage
  • Pipe Grab Distance : définir la zone acceptable pour que Fusion autorise la liaison entre deux nodes quand vous connectez une sortie à une entrée. Si vous êtes trop loin de cette zone acceptable, le lien ne sera pas appliqué ;
  • Link Grab Distance : même idée mais pour un node déplacé par dessus un lien pour l’inséré dans l’arborescence, glisser et déposer un node sur un fil en maintenant SHIFT enfoncé permet de l’insérer dans l’arborescence ;
  • Group Opacity (non visible sur la capture d’écran) : ajuste l’opacité de l’arrière plan d’un groupe.

 

C’est la partie la plus ennuyante quand même. Mais c’est un passage obligé… Maintenant ça va être intéressant !!!

 

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2. Démarrer une nouvelle composition

 

2.1. Entre Premiere et After

Pour se rappeler rapidement et ne pas perdre le fil, entre Premiere Pro et After Effect existe le Dynamic Link. Grâce à ce dernier, il est possible d’importer ou glisser un projet After Effect dans Premiere Pro qui affiche une boîte de dialogue pour sélectionner la composition OU on pouvait faire un clic droit sur un clip de la timeline pour l’envoyer à After Effect ce qui remplace le clip par une composition dans la timeline.

 

2.2. Et avec Resolve

Souvenez-vous de l’article sur le montage : il y avait une grosse partie sur les éléments qui existent dont ceux pour Fusion : Le Fusion Clip, la Fusion Composition et le VFX Connect Clip. Pour plus d’informations sur ces 3 différents éléments, je vous renvoie vers ce même article. Je vais simplement rapidement compléter : il est possible d’éditer un clip sous Fusion sans créer l’un de ces éléments. Cependant, vous n’aurez pas le contrôle sur le timecode ou la numérotation des images ; la composition démarrera forcément par le timecode de l’élément.

 

2.2.1. C’est facile

Pour démarrer une nouvelle composition, soit vous l’éditer via la fonction du menu contextuel de la souris depuis le Media Pool ou en sélectionnant ce clip de la timeline puis en basculant vers la page Fusion Shift+5. Si tout se passe bien, deux nodes seront déjà présents :

  • MediaIn : votre clip source ;
  • MediaOut : le rendu final du clip qui apparaîtra sur votre timeline.

starting flow

 

2.2.2. Les nodes, vos nouveaux effets

Nous allons voir ici les nodes les plus courants avant de les utiliser dans l’arborescence nodale. Contrairement à After Effect, aucun effet ne pourra être ajouté sur la vidéo. Chacun d’entre eux prendra sa place dans un node de votre arborescence et agiront différemment selon l’ordre que vous leur attribuerez en les reliant entre eux en série ou en parallèle.

Chaque node a des entrées et sorties spécifiques qui diffèrent d’autant plus si vous êtes en 2D ou en 3D. Il faudra un node de conversion pour passer de l’espace au plan et inversement. On va leur donner des lettres pour mieux les identifier puis nous passerons aux nodes :

  • entrée vidéo EV : c’est-à-dire que l’entrée de ce node revient à lui mettre un petit BNC. Le contrôle que vous aurez de ce node dépendra uniquement d’une surface plane. C’est-à-dire qu’un texte entrant d’un node précédent perd sa vertu de texte pour les nodes suivant et devient une simple image. Il peut se décliner en premier-plan et arrière-plan. Par conséquent nous écrirons aussi EVpp et EVap pour les distinguer. Cette entrée seule est un triangle jaune. A deux, l’arrière plan est un triangle jaune et le premier-plan un triangle vert ;
  • sortie vidéo SV : la sortie est, comme le précédent, une surface plane avec des pixels qui ont de la couleur. Cette sortie est représentée par un carré blanc ;
  • entrée effet EE : Celle-ci permet d’appliquer aux nodes des masques surtout et d’autres effets quand on connait bien le logiciel. Elle est représentée par un triangle bleu ;
  • sortie effet SE : même chose que l’entrée mais pour recevoir les effets. On ne peut pas relier les chats avec les chiens ;
  • entrées Matte EM : Il y en a de diverses sortes mais je ne m’attarderai pas dessus car il faudrait approfondir. Il s’agit des Garbage Matte, Solid Matte, Occlusion Matte etc qui sont représentés par des triangles blancs ;

 

Mon petit TOP 10 Entre parenthèse sera noté la notation rapide pour trouver le node rapidement dans les effets dont nous verrons la façon la plus rapide de les rechercher juste après :

  • Transform (Xf) EV, EE, SV : Cet effet vous permettra d’appliquer les transformations à une image ou quoi qu’est-ce d’autre arrivant en entrée tant que vous êtes en 2D. Son équivalent 3D se note 3xf ;
  • Text+ (Txt+) EE et SV : Comme son nom l’indique, c’est pour ajouter un texte à votre composition ;
  • Polygone (Ply) ou Rectangle (Rct) ou Ellipse (Elp) EE et SE : les masques. Le premier à dessiner, le deuxième une forme rectangulaire prédéfinie et le dernier une ellipse ;
  • Backgroung (Bg) EE et SV : c’est simplement un fond de couleur mais indispensable pour définir la taille de l’image de votre composition si vous n’avez pas de MediaIn. C’est même le premier node à ajouter si vous construisez une composition de toute pièce ;
  • DeadPixel Fixer EV, EE et SV : Je reçois tellement d’image avec un ou des pixels morts à corriger que ça me semble indispensable. Cet effet est disponible aussi dans les OFX de Resolve mais il est pratique de le faire ici pour ne pas trop encombrer l’arborescence nodale de la page Color ;
  • Matte Control (Mat) EVpp, EVap, SV, EE, EM : permet un contrôle poussé des effets de matting ;
  • Paint (Pnt) EV, EE, SV : Pour gommer les imperfections comme l’outil tampon de Photoshop, ou juste faire un dessin ;
  • Planar Tracker (PTra) EV, EE, EM, SV : Cet outil fait d’excellents tracking !! Une fois effectué, il faudra générer un Planar Transform qui s’utilise comme le Transform ;
  • Merge (Mg) EVpp, EVap, SV, EE : Permet de faire se superposer les nodes entre eux et de leur appliquer les options de fusion ;
  • Luma Keyer (LKy) ou Chroma Keyer (CKy) EV, EE, EM, SV: On ne va pas revenir dessus je pense que vous savez de quoi il peut s’agir surtout si vous avez l’habitude du Keylight d’After Effect.

 

Si vous voulez connaître tous les outils de Fusion, je vous renvoie vers ce PDF de BlackMagic qui va tout vous décrire en long, en large, en travers. C’est un glossaire, une bible, un dictionnaire.

 

2.2.3. Ajouter un node, où les trouver ?

Trois méthodes s’offrent à vous pour retrouver vos effets.

 

Effect library2.2.3.1. Effect Library

Si vous regardez tout en haut à gauche de votre interface, vous trouverez le bouton Effect Library. Cliquer dessus ouvrira un nouveau panneau avec l’ensemble des effets à votre disposition. Les Tools sont les outils spécifiques de Fusion, les OFX sont les effets Resolve, ainsi que des Templates que vous serez libre d’éditer. Si vous ajoutez des plugins externes à Resolve tels que Ignite, Neat ou Boris, ils se retrouveront également ici. Il vous suffira de les glisser vers votre Flow et les connecter aux autres nodes pour commencer votre composition.

 

Ceci sera certainement votre méthode préférée si vous venez d’After Effect, mais attendez de voir la suite car avec le temps, on change vite ses habitudes !

 

2.2.3.2. Barre d’Outils

 

tools bar

Cette barre regroupe pas mal des outils récurrents dont le background, le Text+, des corrections de couleur, le Transform toussa toussa.

Puis c’est bien c’est beau, c’est bosh, mais mais mais mais mais……… je préfère la dernière solution.

 

effects window2.2.3.3. Le raccourcis clavier

Donc ma solution préférée, peut-être parce que ça ressemble au spotlight de macOS, c’est de taper sur votre clavier shift/maj + barre d’espace et TADAAAAAAAAAAA !!! Une petite fenêtre apparaît dans laquelle vous pouvez taper le nom de l’effet, appuyer sur entrée et ce node est ajouté à l’arborescence. Vous noterez toute l’importance des raccourcis Xf pour Transform, txt pour un texte, bg pour le background. C’est vraiment bien pensé ce petit engin.

Et puisque nous parlons d’interface, nous allons nous attarder un petit peu dessus pour s’accaparer l’habitude de bien travailler.

 

 

 

 

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3. Interface de Fusion et Construction Nodale

 

3.1. L’espace de travail

Pour faire simple, regardons une capture d’écran pour un seul écran. L’interface s’étend sur un second moniteur via le menu Workspace > Dual Screen > On, comme le reste de Resolve.

fusion workspace

Comme vous pouvez le voir, tous les panneaux sont accessibles depuis des boutons disposés çà et là (cliquer sur l’image pour l’afficher plus grande dans un nouvel onglet) :

  1. Spline en rouge : C’est via ce panneau que vous aurez la possibilité d’éditer vos courbes. Avec After Effect, cette interface pouvait être affichée dans la timeline via un bouton en haut à droite de la liste de calques ;
  2. Keyframes en bleu : affiche les nodes par couches de calque afin de modifier une clef d’animation et d’avoir une idée de l’animation globale ;
  3. Metadata en orange : affiche les métadonnées d’un clip ;
  4. Inspector en vert : permet d’éditer les effets, les modifiers, les expressions, les scripts sur lesquels nous reviendront plus bas dans l’article pour certains ;
  5. MediaPool en jaune : Vous avez également accès au MediaPool afin d’ajouter les clips importés dans votre projet directement dans l’arborescence ;
  6. Effects Library en jaune aussi : S’affiche au même endroit que le MediaPool. C’est soit l’un, soit l’autre. Ce panneau a été vu précédemment et contient vos outils, effets et macro/templates ;
  7. Clips en vert : permet de naviguer dans votre timeline de clip en clip sans quitter la page Fusion ;
  8. Nodes ou Flow en violet : L’interface dans laquelle l’arborescence nodale est fabriquée ;
  9. Moniteurs virtuels en rose : Les moniteurs virtuels. Le petit 9 indique le bouton qui permet de basculer entre un ou deux moniteurs simultanés. Vous pouvez y afficher le résultat final ou intermédiaire. Pour ce faire, il suffit de sélectionner un node et de sélectionner un petit carré blanc en bas à droite de celui-ci ou 1, 2 ou 3 du clavier. Le premier concerne le moniteur virtuel de gauche, le deuxième celui de droite et le troisième ne s’affiche que si vous avez un moniteur de référence relié à votre ordinateur via une interface matérielle BlackMagic type DeckLink, UltraStudio etc. Vous pouvez aussi glisser le node vers le moniteur souhaité.

 

Il y a quelques changement par rapport à After Effect, mais cela reste assez simple puisque tout est à portée.

 

 

3.2. Fabrication de l’arborescence nodale

Avec After Effect, la superposition de calques est intuitive et paraît simple tout de suite. Les nodes c’est simple mais c’est moins intuitif et ça ne devient simple qu’avec la pratique. La construction nodale ici n’est pas la même que sur la page Color car les outils/nodes n’ont pas du tout la même utilité. Cependant la logique est similaire.

Je vous mets ci-dessous un petit exemple. Il s’agit de l’effet “dépoli de caméra pellicule” (Arri 16SR en particulier) avec une aiguille qui reproduit le comportement de la cellule que l’on voit dans la visée, qui est visible sur ma bande démo pour vous faire une idée.

 

node tree

 

Ce que l’on remarque en premier, ce sont les noms. En pressant la touche F2 ou via le clic droit de la souris, vous pouvez modifier le nom des nodes pour vous y retrouver.

Et puis, on distingue bien des branches de nodes qui rejoignent d’autres nodes appelés Merge qui est une jonction pour réunir ces nodes. Pour faire simple, le Merge qui a une entrée vidéo premier plan et une autre d’arrière plan va agir comme si, sur After Effect, vous ne pouviez avoir que deux calques par composition et que vous deviez précomposer à chaque fois des séries de calques deux par deux. Le Merge permet aussi de modifier le mode de fusion des deux branches qui se rejoignent.

Si vous avez l’habitude d’afficher l’organigramme avec After Effect, vous ne devriez pas trop être perdu.

Mais détaillons un petit peu ce que l’on voit (vous pouvez afficher la capture d’écran dans un nouvel onglet en cliquant dessus) :

• En Merge1, mon arrière-plan c’est la timeline de ma bande démo. Le premier-plan est le résultat du Merge2 ;

• En Merge2, mon premier-plan est l’EVF (dépoli) qui est une image éditée dans un logiciel tier que j’ai ensuite importé dans mon MediaPool. En arrière-plan c’est une duplication de la timeline de ma bande démo sur laquelle j’ai utilisé un masque polygon pour correspondre à la forme de mon dépoli sur lequel j’applique un flou pour ajouter une petite esthétique derrière l’EVF ;

• En Merge3, l’arrière-plan est le résultat du Merge2. Le premier-plan est l’animation de l’aiguille qui réagit à la luminosité de l’image.

 

Et cette branche de l’aiguille ? Pour vous en parler brièvement pour expliquer les liaisons de cette branche : le premier node est un Background (renommé contenuaiguille) de couleur noir vers lequel entre un Polygon (renommé formeaiguille) afin de masquer le surplus et lui donner une forme longue et fine comme celle d’une aiguille. S’en suit un Transform afin de déplacer la forme de manière à ce que le point d’ancrage ce soit déplacé pour le node suivant, un autre node Transform me permet ensuite de déplacer la forme vers le bord de l’image et de profiter d’être centré pour animer la rotation en fonction de la luminosité de l’image grâce à un modifier dont on parlera plus tard.

NB : le point d’ancrage peut être modifié directement avec le paramètre Pivot du node Transform. Je ne l’avais pas fait à ce moment de ma vie parce que ça me paraissait plus clair de le faire en deux étapes. Mais vous pouvez le faire en une.

 

3.3. Petite conclusion

 

J’espère qu’avec ce petit exemple, l’arborescence nodale Fusion semble plus claire et, par conséquent, mieux abordable.

La logique est simple : on vient greffer un masque à un node si c’est nécessaire puis, si ce sont des effets qui viennent couvrir la vidéo ou que vous mettriez les uns au-dessus des autres dans l’éditeur d’effets, ici il suffit de les mettre à la suite de l’image, les uns derrières les autres. Puis, avec la pratique, vous ferez des trucs de plus en plus complexes avec même des expressions et des modifiers que nous allons aborder tout de suite.

 

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4. Faire des Expressions avec Fusion

 

4.1. La bonne et la mauvaise nouvelle

Le dada des motion designers, ce sont les expressions. Ils ont même parfois un fichier texte dans le cloud sur lequel sont répertoriées les expressions d’After Effect qu’ils récupèrent avec un simple copié/collé ! Des anti-sèches en fin de compte…

La bonne nouvelle est qu’il est possible de faire des expressions aussi avec Fusion !!!

La mauvaise est qu’il faudra refaire la bibliothèque si vous en avez une car les termes sont différents…

 

menu expression4.2. Activer le mode expression

Pour permettre l’édition d’une expression, il vous faudra effectuer un clic droit sur le paramètre à animer depuis l’inspecteur ou en tapant “=” au lieu d’une valeur. Une petite ligne apparaîtra pour pouvoir entrer l’expression désirée. Vous remarquerez aussi le petit “+” à gauche. De la même manière que la spirale d’After Effect il faudra maintenir le clic gauche jusqu’à un autre paramètre pour l’ajouter à l’expression.

 

ligne expression

 

4.3. Obtenir la valeur d’un autre node

 

Pour obtenir la valeur d’un autre node, il vous faudra SURTOUT les renommer (f’fin je dis ça pour vous, ce n’est pas indispensable mais c’est comme mettre le sel et le poivre dans deux saupoudreuses identiques). Par exemple, si vous souhaitez récupérer la valeur Angle d’un Transform renommé Rotation, il faudra noter :

Rotation.Angle

dans votre expression.

Vous pouvez aussi utiliser des variables mathématiques comme sin pour le sinus, log pour un logarithme, exp pour une exponentielle. time permet d’ajouter la variable temps. Avec l’expression Rotation:GetValue(“Angle”,time-25) vous aurez la valeur de l’angle du node Rotation 25 images plus tôt.

NB : Comme dans le reste de Resolve et Fusion, la plupart des valeurs que vous entrerez seront sous forme de ratio. De 0 à 1 pour rester dans les clous, mais un 2 est possible quand même. Un angle, quant à lui, utilise le radian comme unité et, contrairement à After Effect qui compte le temps en seconde, Fusion le compte en image.

 

D’autres expressions conditionnelles sont également de la partie comme le iif pour if-then-else, ou ¡if pour self.input. Je vous renvoie à la dernière partie pour approfondir toutes ces petites choses qui font mal aux yeux quand on n’a pas l’habitude.

 

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5. Les modifiers et expressions plus poussées

 

Le modifier dans Fusion va permettre de créer des variables pour aller encore plus loin et hiérarchiser plus simplement une expression en créant une nomenclature. Ils vont permettre aussi d’ajouter des animations variées comme on le ferait avec le terme “wiggle” d’After Effect par exemple.

 

modifiers menu5.1. Activer l’édition des variables

Toujours via le clic droit de la souris, il faudra cette fois se rendre dans Modify With. Une liste apparaîtra dans laquelle se trouve Expression. Cette méthode va activer l’onglet Modifiers de l’inspecteur où vous verrez s’afficher de nombreuses valeurs. Vous pouvez toujours activer l’expression via le “=” ou le clic droit pour chaque ligne.  Les valeurs que vous verrez dans ce sous-onglet Controls du Modifiers ne modifient rien. Nous allons faire un tour des autres onglets avant de pouvoir appliquer quoi que ce soit.

 

number out tab

5.1.1. Onglet Number Out

Cet onglet  va agir sur les valeurs Number In X du premier sous-onglet. C’est ici que vous allez éditer une expression qui s’appliquera à l’ensemble de vos valeur Number In. Pour pouvoir ajouter une variable Point In, il faudra noter P1x pour la valeur du Point 1 In en x et P1y pour la valeur du Point 1 In en y puis incrémenter pour les suivant.

 

 

 

point out tab

5.1.2. Onglet Point Out

De la même manière que son prédécesseur, vous pourrez appliquer une expression pour toutes les valeurs Point In du premier onglet. Pour ajouter une variable Number In à ces expressions, il faudra noter n1 pour la valeur en Number In 1 puis incrémenter pour les suivants.

 

 

config tab5.1.3. Onglet Config

Ce dernier onglet va, en particulier, vous permettre d’afficher ou non l’une des variable et les renommer. C’est-à-dire que si vous n’avez besoin que de deux Number In, vous pourrez décocher la case des numéros 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 pour épurer l’interface et y voir plus clair dans l’onglet Controls. De plus, vous pouvez les renommer. Ainsi, si l’une des valeurs va vous servir à appliquer un délai ou une amplitude etc, vous pouvez ici lui donner un libellé qui sera visible dans le premier onglet. Une fois de plus, vous y verrez plus clair et cette fois même 7 mois plus tard.

ATTENTION : si vous modifiez le nom de Point 1 ou Number 1 en Palpitations, sa notation dans une expression restera n1 pour le Number 1 et P1x ou P1y pour le Point In.

 

Je vous laisse rejoindre la partie approfondir pour voir en vidéo une mise en pratique de tout ça. Si vous préférez ingurgiter du savoir, on continue avec une liste explicative des différents modifiers.

 

 

5.2. Les différents modifiers

Pour en finir une bonne fois pour toute avec les modifiers, je m’en sers en particulier pour quelques fonctions bien pratiques disponible aussi dans le menu contextuel de la souris puis Modify With. Selon le paramètre choisi, vous ne verrez pas la même liste s’afficher. Chaque modifier va vous permettre d’interagir avec l’effet sélectionné.

modifiers list

 

5.2.1. B-Spline

Le B-Spline va appliquer un algorithme afin d’adoucir vos points clef (le fameux Smooth). Il ne peut pas être modifié mais peut être influencé en modifiant vos points depuis le panneau Spline où vous pourrez voir la nouvelle allure de la courbe superposée à celle brisée de vos points déjà configurés.

 

5.2.2. Calculation

Ce modifier permet de connecter deux valeurs entre elles, voire de les faire se renvoyer l’une vers l’autre ce qui, par conséquent, permet de faire des boucles, ce que ne permet pas une expression. Pour faire une analogie avec Excel : une boucle n’est pas permise car un résultat ne peut pas influencer sa propre opération, x+1=x n’est pas admissible.

De plus, Calculation permet également de faire une transposition de valeur si les paramètres à connecter ne sont pas compatible entre eux.

 

5.2.3. CoordTransformPosition

Aussi appelé Coordinate Transform 3D dans les anciennes versions de Fusion.

Ce modifier ne peut être utilisé que pour un objet 3D. Il permet de recalculer les valeur de position de l’objet 3D pour retrouver des bases saines si votre arborescence nodale est complexe. BlackMagic explique que de nombreux paramètres peuvent influencer la lecture des données de la position d’un objet 3D, le CoordTransformPosition va remettre les choses à plat.

 

5.2.4. Cubic Spline

Le Cubic Spline va aussi lisser la courbe, il n’est pas non plus modifiable directement.

 

5.2.5. Expression

On a déjà vu ça un peu plus en profondeur plus haut.

 

5.2.6. Gradient Color

Le Gradient Color va vous permettre de définir un dégradé puis de le faire évoluer dans le temps en faisant varier la fréquence, l’amplitude toussa toussa. Il est souvent utilisé avec le Probe.

 

5.2.7. MIDI Extrator

Permet d’exploiter des données MIDI pour modifier un paramètre. Ainsi, si vous avez la partition MIDI d’une musique, vous pouvez faire varier un paramètre au gré des notes de la partition.

 

5.2.8. Natural Cubic Spline

Bon c’est toujours la même chose que les congénères Spline. Je ne suis pas suffisamment calé pour savoir ce qui varie entre les différentes versions des Splines mais ça lisse toujours la courbe. Et c’est quasiment à chaque fois la même capture d’écran que vous verrez dans la documentation de BlackMagic.

 

5.2.9. Offset Angle

Il permet de créer des variables ou constantes entre les valeurs de deux effets différents. Il a une valeur entre 0 et 360 et se base sur un angle entre deux positions différentes x et y. La valeur résultante peut être récupérée via le clic droit > Connect To.

 

5.2.10. Offset Distance

C’est la même chose mais la variation va dépendre de la distance entre les deux points.

 

5.2.11. Offset Position

A s’y méprendre, celui-là fonctionne plutôt comme le CoordTransformPosition mais en 2D. On peut quand même récupérer les valeurs de sorties comme les deux précédents : une pour le x et une autre pour le y.

 

5.2.12. Path Heading

Permet l’affichage de valeurs numériques pour modifier un tracé et en récupérer les nombres pour les expressions.

 

5.2.13. Perturb

Le Perturb va ajouter une variation aléatoire à la valeur souhaitée. Vous pourrez modifier de nombreux facteurs pour sied à vos désirs comme la vitesse toussa toussa.

 

5.2.14. Probe

C’est la même chose que l’effet Image Sample sur After Effect. Il va simplement créer une valeur selon la zone de l’image que vous indiquez au modifier de surveiller.

 

5.2.15. Shake

C’est la même chose que Perturb mais les paramètres sont un peu différent. Ici, par exemple, il est possible d’atténuer le mouvement (Smooth) contrairement au Perturb.

 

 

Il y en a d’autres selon votre outil. Sur le Text+ vous n’aurez pas les mêmes modifiers qu’ailleurs. C’était un petit TOP, pour en connaître d’avantage, je vous laisse continuer vers l’approfondissement ci-dessous.

 

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6. Quelques Pistes pour approfondir Fusion

 

6.1. La documentation BlackMagic Design

Déjà vous pouvez aller voir le manuel de Fusion disponible sur leur site pour bien connaître Fusion. Si vous connaissez Fusion, la version Resolve sera du gâteau pour vous.

Il y a aussi le manuel destiné à Fusion pour Resolve !! Accompagné de sa vidéo.

Et je vous remets aussi le PDF des outils des fois que vous vous seriez perdu dans l’article. Vous y trouverez également la liste exhaustive des modifiers ainsi que l’explication des variables, les fonctions mathématiques disponibles dans les expressions ainsi que la syntaxe à suivre. Cependant, vous ne trouverez que peu d’expressions conditionnelles…

 

6.2. Des articles et chaînes YouTube annexes

J’ai trouvé cet excellent article de Bryan Ray pour bien comprendre les expressions et pratiquer au mieux.

Niveau chaîne YouTube, l’incontournable reste Con-Fusion de mon point de vue. De bonnes vidéos sont aussi disponibles sur celle de YakYakYak et Jay Are TV qui vous explique, entre autres, comment créer vos effets prédéfinis et vous explique comment il compose certains de ses effets personnel.

Une vidéo de Simon Ubsdell va tout reprendre point par point, de manière très schématique, l’utilisation des expressions dans Fusion pour vous aider à digérer cet article si vous avez mal à la tête.

 

 

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Mistika Workflows

Mistika Workflows

logo workflows

SGO connu pour son logiciel d’étalonnage Mistika a mis il y a quelques semaines à disposition le logiciel Mistika Workflows en version bêta gratuitement pour une durée de 30 jours. Ce logiciel est principalement destiné à l’encodage de médias et permet également de configurer des Watch Folders, répertoire surveillé pour lancer un encodage dès qu’un fichier y est ajouté.

Mistika Workflows est un logiciel dédié au Data Management et au transcodage dans une solution étudiée pour délivrer les exports dont vous avez besoin. Edité par SGO, l’éditeur du logiciel d’étalonnage Mistika.

 

SGO Mistika Workflow

Comme vous pouvez le voir, son interface propose des pré-configurations et initie vos tâches via une construction nodale efficace.

Ce logiciel profitant de l’accélération GPU est disponible sur Mac, Linux et Windows pour une version d’essai de 30 jours durant sa version bêta. Il supporte beaucoup de codecs différents comme les différents RAW comme Arri ou Red, permet d’appliquer une LUT pour faire des Dailies et supporte, entre autre, le transfert via le protocole FTP.

Le plus intéressant de mon point de vue est la possibilité de configurer des Watch Folders afin d’automatiser votre workflow. Vous exportez un fichier maître de votre logiciel de montage (ou autre), Mistika Workflows va analyser le dossier défini par l’utilisateur et lancera automatiquement les configurations que vous lui avez indiquées.

 

Configurations minimales

Les configurations minimales indiquées par SGO sont :

  • 1 CPU 2 cœurs ;
  • 8Go de RAM ;
  • un écran d’une résolution minimum FHD ;
  • Windows 10 64 bits ou macOS Sierra ou Linux CentOS/RedHat 7.xxx.

NVIDIA est également recommandé mais ce logiciel ne supporte pas le multi-GPU. Dans la version bêta actuelle, le logiciel rencontre encore des difficultés pour encoder en H.264 et en H.265.

 

Prix

SGO a annoncé que Mistika Workflows sera disponible pour 49€ par mois et gratuit pour les utilisateurs d’un autre logiciel SGO.

 

Présentations vidéo

 

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.ARX Codex High Density Encoding

.ARX Codex High Density Encoding

Le HDE est un nouvel encodage pour les caméras ARRI qui réduirait la taille d’un fichier ARRIRAW de 40%, sans perte (Lossless), pour n’importe quelle résolution de média, faisant passer les fichier .ari à .arx. Des exemples sont avancés par Codex montrant un fichier  passant de 20,9 Mo à 12,5 Mo ce qui donne, avec un produit en croix, une différence de 40,2%.

Codex précise que quand un fichier HDE est décodé, l’image résultante est exactement la même que sans cette compression supplémentaire bit pour bit et correspond parfaitement à l’image originale.

What is this that this is that this le High Density Encoding ?

Arri a présenté le HDE évoquant un gain de temps de production grâce à une taille fichier légèrement supérieur à celle du ProRes 4444XQ.

Ainsi pour du ARRIRAW OpenGate 3,4K dont une image pèse 11,26Mo pour un débit de 2,2Go/s (282Mbps) en 25fps, on obtiendrait grâce au High Density Encoding une image d’un poids de 6,76Mo soit un débit de 1,2Go/s (169Mbps) en 25fps une fois stocké puis encodé.

 

… Plaît-il ?

 « stocké puis encodé » ? Dans cet ordre ?!

Oui car si on épluche un petit peu tout ceci, les fichiers sont toujours enregistré en .ARI par les caméras. On imagine que si l’Alexa devait prendre en charge cet encodage, un changement de processeur et du reste serait nécessaire et que, par conséquent, l’énergie de la batterie serait sifflée bien plus rapidement ! Ce qui est promptement inacceptable sur un plateau.

Ainsi, les fichiers .ARI que vous possédez déjà peuvent être encapsulés en .ARX avec le High Density Encoding. Vous pouvez d’ailleurs tester la différence et télécharger des médias ici. Cependant, un boîtier Codex Capture Drive Box et le Device Manager seront nécessaires pour permettre aux rushes d’être stockés en HDE .ARX.

 

High Density Encoding

High Density Encoding en Post-Prod

Imaginons bien qu’un fichier plus compressé demande davantage de ressources à un ordinateur pour être lu. A cela Arri répond qu’un ARRIRAW OpenGate 4,5K peut facilement être encodée/décodée à 24fps sur un MacBook Pro moderne. Il s’agit ici de lecture et d’écriture, cela sera-t-il aussi fluide quand viendra le moment du montage, des FX, de l’étalonnage ? Sur le dernier Mac Pro avec 1,5To de RAM et des modules MPX en veux-tu en voilà certainement ! Mais ce sera peut-être un peu plus compliqué pour des productions de moins grande envergure dont les temps de rendus seront certainement allongés.

Pour le moment, le HDE .ARX n’est supporté que sur la suite Codex, Pomfort, Yoyotta, et les logiciels Daylight et Baselight de Filmlight.

 

Déjà en Application

Codex a publié un Case Study (disponible ici) relatant les exploits pour une première de ce codec sur une grosse production prochaine : Spiderman Far From Home. Des échanges internationaux entre Prague, Venise, Londres et New York furent bien plus rapides grâce à la taille de fichier ProRes tout en conservant la qualité ARRIRAW. 200To devaient être échangés et la récupération depuis les bandes LTO (et Dieu sait que c’est long) était bien plus rapide. Si le High Density Encoding n’avait pas été utilisée, cela aurait été certainement 280To qui aurait dû être transité.

 

Moi qui me suis déjà plaint d’un transfert de 3,5To…

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mise a jour de DaVinci Resolve 15.1.2
De Premiere Pro à Davinci Resolve #5 Le Montage

De Premiere Pro à Davinci Resolve #5 Le Montage

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J’ai eu de nombreuses discussions avec des techniciens qui considéraient l’éventualité de passer de Premiere Pro à DaVinci Resolve. Cette volonté est cependant freinée par l’inconnu et l’investissement personnel à fournir pour rendre cette transition possible. Voici une série d’articles pour voir les changements que cette transition implique et comment mettre en place un workflow cohérent au sein d’une entreprise (ou chez soit) et écarter l’inconnu de passation de logiciel. Cette série est composée de 9 articles dont les liens sont disponibles à la fin de chacun d’entre eux.

Cinquième article de la série : le montage.

Maintenant que la gestion de la matière et la gestion du projet ont été vus, voyons comment s’en sortir pour manipuler cette matière. Etant données les nouveautés et la sortie prochaine de DaVinci Resolve 16, les points qui ne concernent que la version 16 seront symbolisés par cette jolie disquette 💾. Une mise à jour de l’article aura lieu lors de la sortie de la version publique de DaVinci Resolve 16. 

1. Raccourcis Clavier

 

Si vous utilisez souvent les raccourcis clavier pour monter, deux choix s’offrent à vous quand vous migrerez vers DaVinci Resolve :

  • Réapprendre tous les raccourcis ;
  • Demander à Resolve de fonctionner avec les raccourcis clavier de Premiere Pro (plutôt que tout réassigner).

 

keyboard customization
Pour ce faire, vous devrez vous rendre dans le menu de DaVinci Resolve afin d’accéder à la fenêtre des raccourcis clavier comme ci-contre. Si votre Resolve 15 n’est pas à jour ou que vous utilisez une ancienne version pour des raisons qui me sont obscures, la configuration des raccourcis clavier se trouve dans les préférences utilisateurs.

Cela vous affichera la fenêtre ci-dessous :

 

keyboard shortcut edition

 

Dans cette fenêtre, vous aurez la possibilité d’assigner de nouveaux raccourcis et de voir ceux actuellement actifs. Puis si vous sélectionnez les touches du clavier dans l’interface avec les boutons shift, control, option/alt, cmd/windows et rendez actif l’une des touches, Resolve vous affichera la fonction affiliée. Sur l’image ci-dessus, ce sont les touches cmd+shift+f qui sont actives et révèlent la fonction Lightbox dans le panneau Active Key. Dans le panneau Command, vous aurez la possibilité de rechercher une fonction pour découvrir son raccourcis.

Mais si vous souhaitez retrouver vos raccourcis Premiere Pro, vous devrez vous rendre en haut à droite de la fenêtre où vous trouverez un menu déroulant, appelé par défaut Resolve :

 

raccourcis Premiere Pro

 

Il vous faudra ensuite cliquer sur Premiere Pro afin de retrouver vos raccourcis clavier préférés. Vous remarquerez que cela fonctionne aussi si vous venez d’Avid Media Composer ou de Final Cut Pro X.

 

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💾 2. Spécificités de la Page CUT 💾

 

La Page Cut est une nouvelle salle dans DaVinci Resolve qui vous permet de monter d’une manière différente. Si vous êtes monteur documentaire, fiction ou encore de programmes longs pour la télévision, cette dernière n’est pas faite pour vous. La page CUT a plutôt la vocation de permettre de délivrer un montage le plus rapidement possible après son arrivée en post-prod : pas le temps de trier, pas le temps d’éditer les métadonnées, pas le temps de toussa toussa. Que vous veniez d’Avid, FCPX ou Premiere cette page sera une nouveauté à apprendre si vous souhaitez l’utiliser. Cependant, la page Edit fonctionne de la même manière que dans Premiere Pro il n’est en aucun cas nécessaire de s’y atteler si elle ralenti votre workflow plus qu’autre chose.

Blackmagic Design a d’ailleurs mis au point un clavier de montage dédié avec un séduisant jog/shuttle qui n’est pas sans rappeler nos bancs cut d’antan : L’Editor Keyboard.

 

Blackmagic Design Editor Keyboard

 

L’interface de la page CUT, qui n’est pas disponible pour l’affichage multi-écrans à ce jour, se présente ainsi :

 

 

Tout cet engin, se décompose en 4 panneaux principaux :

  • En haut à gauche : vos chutiers. C’est ici aussi que, pour le moment dans cette configuration, on retrouvera les transitions, les textes et les effets au-dessus de l’arborescence de chutiers, et des fonctions de montage et des transitions rapides (cut, fondu et morph cut) en dessous de cette même arborescence.
  • En haut à droite : le moniteur virtuel. Ce dernier, comme avec FCPX, bascule automatiquement entre la sélection de rush ou de la timeline selon la sélection active. Toujours dans la configuration actuelle, vous retrouverez juste en dessous de la vidéo affichée des outils rapides pour transformer, rogner, stabiliser et autres… Je ne m’attarderai pas plus sur cette barre d’outil qui évolue régulièrement depuis l’annonce de la première bêta. Et dans le coin supérieur droit, un bouton d’accès rapide à l’export prédéfinis pour les différents médias sociaux ou des configurations qui vous seront propres.
  • Au centre traversant de part en part l’interface : une timeline globale. Il sera impossible de zoomer, vous aurez toujours une vue globale de votre montage comme avec la touch bar du MacBook Pro à ceci prêt qu’ici, vous pouvez éditer votre montage via cette timeline.
  • Enfin, en-dessous de tout : une timeline que nous appellerons banc de montage pour éviter tout amalgame. Avec celle-ci, vous ne pourrez pas dézoomer contrairement à la précédente. La tête de lecture restera centrée dans la vue et défilera au gré de vos lectures.

 

Ainsi, je vous laisse maintenant avec une présentation de cette page faite par CorVansProd, puis nous passerons à la suite :

 

 

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3. Les Différents Clips dans la Timeline

 

Pour se mettre d’accord : le clip est l’élément dans la timeline quelque soit sa nature. Une petite liste s’impose :

  • Les médias (images, sons, vidéos etc.) ;
  • Les titres ;
  • Les sous-titres (qui ont une piste dédiée) ;
  • 💾 Les calques d’effet ;
  • Les séquences imbriquées et plans gigogne ;
  • Les compositions Fusion ;
  • Les objets générés.

Passons les médias dont l’édition vers la timeline est la même qu’avec Premiere Pro et jetons rapidement un œil sur le reste.

 

generators Resolve3.1. Les objets générés et composition Fusion

Ceux-ci sont des éléments concoctés par DaVinci Resolve qui peuvent être importés dans la timeline. On les trouve dans le panneau où se trouvent aussi les effets etc. sous la catégorie Generators. Ces petites choses sont des mires de barres, des aplats de couleur, des dégradés que l’on trouve dans le menu contextuel Nouvel Elément de Premiere Pro. Ici il n’est nul besoin qu’un nouvel élément apparaissent dans le chutier, il suffit de le glisser directement dans la timeline à l’exception de la composition Fusion qui se logera dans l’un des chutiers.

 

text list3.2. Titres et sous-titres

(cliquer sur l’image pour agrandir)

Sur l’image ci-contre, vous trouverez la liste des titres prédéfinis disponibles sous DaVinci Resolve comme avec l’Essential Graphics panel de Premiere Pro. La plupart des titres disponibles sont des macros édités de Fusion que BlackMagic a intégré dans ce panneau de Resolve depuis l’intégration du logiciel FX.

Les titres Fusion peuvent être édité depuis l’inspecteur et aussi dans Fusion. Lors de l’ouverture du titre en question dans la page Fusion, vous trouverez un premier node sur une pile. Il s’agit d’un groupe. Vous pouvez le dérouler pour voir son contenu via le clic droit > Expand Group puis le regrouper via le collapse, ou même sélectionner ungroup pour que chaque node apparaisse dans l’arborescence nodale indépendamment les uns des autres. Si vous ne supprimez rien, les fonctions d’édition de la page Edit resteront là.

En tout dernier, vous trouverez l’élément pour les sous-titres. Ce dernier fonctionne davantage comme le Caption d’Avid Media Composer que l’étrangement dénommé Légende de Premiere Pro. Alors que chaque sous-titre est placé dans le même clip sous Premiere Pro, chaque clip sera séparé sur une piste dédiée aux sous-titres avec DaVinci Resolve. L’édition de ces derniers dans l’inspecteur restent cependant identiques à ceux de l’éditeur d’effet de Premiere Pro.

Enfin, rédiger vos textes ne sera pas possible directement dans le moniteur virtuel. Une case dédiée de l’inspecteur vous servira à rédiger ce qui désactive les raccourcis clavier et les réactive une fois la case inactive.

 

3.3. Séquences Imbriquées etc.

Quand vous avez besoin de mettre plusieurs clips en un dans Premiere Pro, il y a la solution de la séquence imbriquée. Et si vous connaissez Avid, il y a le Collapse qui permet de constituer un plan de plusieurs pistes. Et dans FCPX il y a le scénario secondaire ou le plan composé.

Avec Resolve, il y a les Compound Clips et les Nested Timelines. Ces solutions distinctes fonctionne de façon très similaire à quelques exceptions prêtes :

3.3.1. Nested Timelines

Il s’agit simplement, pour celles-ci, d’un montage que l’on glisserait dans un autre avec une seule piste vidéo et audio. Y appliquer des effets ou une correction colorimétrique n’est pas possible. La timeline glissée existe au préalable dans les chutiers.

3.3.2. Compound Clips

Contrairement à sa consœur la Nested Timeline, le Compound Clip est une série de clips condensés en un seul clip. C’est comme une Nested Timeline mais n’est pas considéré comme une timeline : plutôt comme un clip. Ce dernier peut-être ouvert dans une timeline à part entière via le menu du clic droit comme sa consœur et il peut aussi être décomposé sur place afin de retrouver tous les clips tels qu’ils étaient avant d’être composés.

Lors de sa création (en sélectionnant le ou les clips de la timeline et clic droit > Create Compound Clip), un nouveau fichier viendra se loger dans le chutier actif.

Enfin, contrairement à sa consœur, le Compound Clip, étant un clip, supporte les effets et les corrections colorimétriques. Si vous le décomposez dans la Timeline, les effets seront supprimés en même temps que ce dernier.

3.4. Fusion Clip – Composition Fusion – VFX Connect Clip

 

3.4.1. Fusion Clip & Composition Fusion

Un Fusion Clip peut être créé de deux manières différentes : via un clic droit en sélectionnant le ou les clips de la timeline ou via un clic droit dans le media pool.

Dans le premier cas, ça fonctionne comme le compound clip mais ne prend en compte qu’une seule piste vidéo. Les openFX appliqués resteront sur les clips originaux, les corrections colorimétriques aussi et le clip Fusion lui-même supporte les effets et corrections colorimétriques. Une fois créé, ce clip apparaîtra dans le chutier, les nodes mediaIn et mediaOut seront déjà présents dans l’arborescence nodale de la composition. Pour l’éditer, il suffit de placer la tête de lecture de la timeline sur le clip et de basculer vers la page Fusion.

Dans le second cas, le menu contextuel de la souris depuis un espace vide du Media Pool vous proposera New Fusion Composition. Un nouvel élément apparaîtra parmi vos clips que vous pouvez glisser vers votre timeline. Un double clic ouvrira la page Fusion pour éditer la construction nodale où ne se trouvera que le mediaOut. Les éléments devront être glissés depuis le Media Pool. L’élément Fusion Composition se trouve aussi dans le menu Generators de la bibliothèque. NB : La Composition Fusion glissée dans la timeline sera distincte de celle présente dans le Media Pool même s’il s’agit du même fichier. L’édition de la composition via le double clic n’influencera pas le clip déjà présent dans la Timeline et vice versa si vous choisissez d’éditer la composition depuis la timeline.

 

3.4.2. VFX Connect Clip

Le VFX Connect Clip, lui, est un vestige du Fusion Connect plus vraiment utile avec Resolve 15. Il fonctionne de la même façon qu’un Fusion Clip mais s’ouvre dans Fusion directement. Si vous l’éditez dans le Fusion de Resolve, les modifications ne seront pas pris en compte lors de l’envoi vers Fusion. Par contre, s’il est édité dans Fusion, il sera mis à jour dans Resolve dans le media pool et la timeline à condition de ne pas l’avoir éditer au préalable dans Resolve. Pour prendre en compte les modifications, il faudra effectuer un rendu depuis Fusion puis, avec Resolve, effectuer un clic droit > VFX Connect > Refresh pour que l’édition soit prise en compte. Cela fonctionne aussi avec les versions gratuites de Resolve 15 et Fusion 9.

 

💾 3.5. Adjusment Layers – Calques d’Effet 💾

Les calques d’effet se trouveront dans le menu Generators que nous avons vu au début de cette partie. Ils seront disponibles à partir de la version 16 de DaVinci Resolve (actuellement en bêta 06/2019) et fonctionneront de la même manière qu’avec Premiere Pro mise à part qu’il ne pourra pas être placé dans le Media Pool avec des effets déjà configurés. Pour le moment en tout cas.

 

 

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4. Configurer la Timeline

 💾 4.1 DaVinci Resolve 16 💾

Avec la démocratisation de DaVinci Resolve pour le montage, beaucoup de mécontentement est remonté à BlackMagic concernant la configuration unique et général du projet. Ainsi, pour la prochaine version, chaque timeline créée demandera à son utilisateur d’entrer les configurations de résolution, cadence d’images toussa toussa. Et ça ne sera pas compliqué si vous venez de Premiere Pro, cependant une bonne partie des configurations que l’on retrouve dans la configuration de séquence de Premiere Pro resteront dans les réglages, comme le cache par exemple.

La création d’une timeline peut se faire via trois méthodes : le menu fichier > nouvelle Timeline, le clic droit dans le Media Pool, ou le raccourcis cmd/ctrl+N.

Mais dans Resolve 15……..

 

4.2 DaVinci Resolve 15

 

new timelineIci, c’est pas pareil. Les trois méthodes pour créer une nouvelle timeline restent les mêmes mais la fenêtre qui s’ouvre est plus sommaire :

  • Le TC de départ ;
  • Le nom de la timeline ;
  • Le nombre de pistes vidéo ;
  • Le nombre de pistes audio ;
  • Le type de piste audio (mono, stéréo, 5.1, 7.1)
  • Choisir si votre timeline sera vide ou pas. Si vous décochez, tous les clips du chutier se retrouveront dans le montage et si vous cocher d’utiliser les marques, Resolve prendra en compte les points d’entrée et de sortie de chaque clip.

 

Pour le reste, il vous faudra vous rendre dans les paramètres de projet (l’engrenage en bas à droite ou shift+9)

4.2.1. Master Settings

master settings

Ici, vous pourrez modifier la résolution, l’aspect des pixels (souvenez-vous de l’époque du 1440x1080 ^^), la cadence d’image de la timeline à modifier avant d’importer des médias sinon cette case est grisée, et la cadence d’image de lecture s’il vous n’êtes là que pour visionner et ranger. Cela vous permet de lire les contenus à une cadence différente, ainsi à une vitesse différente. Et la dernière case, c’est pour l’entrelacé dont l’ordre de trame peut être choisi dans les attributs des clips.

 

4.2.2. Image Scaling

Image scaling

 

Ici c’est choisir les échelles à appliquer aux rushes.

Le premier encadré concerne les traitements à effectuer lors de la modification de l’échelle avec les méthodes de calcul comme avec Premiere Pro, un filtre anti aliasing/moiré, et la qualité de désentrelacement.

Le deuxième encadré concerne l’échelle à appliquer en entrée, c’est-à-dire comment il va s’adapter au cadre de la timeline :

  • Center crop with no resizing : Import identique à celui par défaut de Premiere. Les rushes d’afficheront à leur résolution native, il faudra les recadrer à la main ;
  • Scale full frame with crop : Ce paramètre va faire correspondre la longueur la plus courte à celle de votre cadre, la longueur la plus longue dépassera ;
  • Scale entire image to fit : ici, c’est le côté le plus long de l’image qui aura la priorité , vous vous retrouverez donc avec un letterbox ou un pillarbox ;
  • Stretch frame to all corner : l’image sera étirée pour que les quatre coins du plan coïncident avec les quatre coins du cadre. Si les ratios diffèrent, l’homothétie ne sera pas respectée.

 

Enfin, l’encadré Output Scaling possède les mêmes configurations que précédemment mais va apporter une transformation sur l’échelle de sortie, valable pour l’export mais aussi pour le monitoring. Ainsi, vous pourrez travailler vos rushes 4K et les sortir en 2K sans n’avoir à rien changer d’autre dans le logiciel.

 

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5. Effets et Inspecteur

Bibliothèque d'EffetsDans Premiere Pro, les effets et filtres se trouvent dans le panneau Effets. Pour les configurer, il faut ensuite se rendre dans le panneau Option d’Effet. Avec Resolve, les effets se trouveront dans Effect Library (le bouton pour afficher le panneau) > OpenFX (dans le menu déroulant en-dessous de Toolbox si cette catégorie n’est pas déroulée). L’édition des paramètres d’effet sont accessibles depuis le panneau Inspecteur. Tous les réglages d’échelle, de position, de mode de fusion, d’interpolation d’images, de volume sonore etc. se trouveront dans ce panneau. On remarquera cependant que les valeurs ne sont pas les mêmes. Resolve prend la méthode de Fusion avec un maximum de mise à l’échelle à 1,00 au lieu des 100%. Il faut simplement penser ratio à la place de pourcentage.

réglages d'effetsVous remarquerez en passant que certains réglages à aller chercher et ajouter sous Premiere Pro sont par défaut dans l’inspecteur de DaVinci Resolve :

  • miroirs vertical et horizontal -> Flip et Flop ;
  • recadrage.

 

Et des petits extras :

  • Le dynamic zoom pour ajouter un zoom dynamique à l’image ;
  • Les méthodes d’interpolation d’images et de calcul de mise à l’échelle qui remplacent les paramètres par défaut ;
  • une correction de déformation d’objectif (exemple parlant : GoPro).

 

 

Ensuite, si vous allez chercher un autre effet et que vous le glissez sur votre clip, un nouvel onglet apparaîtra dans votre inspecteur pour pouvoir l’éditer : OpenFX comme ci-dessous. Quand vous l’aurez sélectionné, vous pourrez voir les paramètres de l’effet que vous avez ajouté, les dérouler ou non et les cumuler en un même endroit. Vous noterez également les petits contrôles à droite du nom de l’effet pour le retirer, le remettre à zéro ou changer l’ordre dans lequel s’appliqueront les effets ajoutés.

 

openFX inspector

 

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6. Options d’affichage de la Timeline

Parfois on a seulement deux voire trois pistes et on aime profiter de l’espace en les agrandissant pour éditer les clefs directement dans la timeline toussa toussa. Et parfois on aime les faire petites parce que quand on a 10 pistes vidéo et 12 pistes audio stéréo, c’est pas de refus d’avoir une vue globale.

 

Vous aurez donc juste au-dessus de votre timeline, cet icone :

timeline presentation

 

En cliquant dessus, une petite fenêtre s’ouvre sur laquelle des boutons, fonctionnant à la manière de Toggle, vous donneront accès aux réglages de présentation :

  1. Ce premier bouton vous permet d’activer la disposition de plusieurs timeline par onglet qui est par défaut sur Premiere Pro. Vous pourrez ensuite mettre plusieurs timelines les unes sur les autres ou sur différents onglets d’un même panneau en jouant avec les boutons qui s’afficheront sur cette barre d’onglets. Cette option désactivée ferme une timeline quand vous en ouvrez une nouvelle ce qui est plutôt bon pour les performances de l’ordinateur et le ménager ;
  2. Afficher ou non la ou les piste(s) de sous-titres. Les sous-titres sont à placer sur une pistes particulières qui peuvent être cachés quand vous n’avez plus besoin de les éditer ;
  3. Ce troisième bouton active ou désactive l’affichage des formes d’onde de l’audio et, par conséquent, de l’édition direct des clefs sur la timeline ;
  4. Affiche des images du clip sur toute sa longueur dans la timeline ;
  5. Affiche une image au début et à la fin du clip dans la timeline (en l’occurence la première et la dernière image) ;
  6. N’affiche aucune image sur les clips et réduit la largeur des pistes, ce réglages désactive automatiquement l’affichage des formes d’onde.
  7. Il n’y a pas de numéro sur l’image mais c’est juste en-dessous : réglage de la largeur des pistes. Audio et vidéo séparément. Vous pouvez aussi modifier la largeur pour chaque piste indépendamment en titillant les bords de la piste avec votre souris.

 

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7. Le Trim et outils de montage

OverwriteInsertRipple Trim, SlipExtract, LiftMagnétisme, etc. On va voir ces termes barbares des ciseaux ici (à ne pas reproduire pour les besoins d’un crime passionnel, je décline toute forme de responsabilité physique, méta-physique, morale et méta-morale).

 

7.1. Mettre un clip dans la timeline

7.1.1. Glisser-Déposer

Si vous êtes adepte du glisser-déposer à la souris, vous ne serez pas trop dépaysé. Ca fonctionne comme dans Premiere Pro.

 

7.1.2. Les fonctions de montage

editing toolsSur Premiere Pro, il y a l’Insert qui permet de monter un clip en décalant le reste de la timeline ou l’Overwrite qui écrase le contenu et applique votre nouveau clip à la place. Sur Resolve aussi. Mais il y en a d’autres. Ces méthodes de montage sont accessibles depuis des raccourcis clavier ou en glissant votre clip du moniteur source vers le moniteur programme où les fonctions apparaîtront. Il suffira ensuite de continuer à glisser votre clip vers l’un de ces intitulés pour l’appliquer.

  • Insert : le clip vient se faire une place entre les autres en les écartant comme l’a fait Moïse avec la Mer Rouge ;
  • Overwrite : Lui, ce serait plutôt Œdipe qui prend la place de son père. Le nouveau clip écrase ce qui se trouve déjà sur la timeline ;
  • Replace : Hercule face à l’Hydre. Le plan (ou l’espace vide) déjà présent sur la timeline est remplacé par le nouveau clip. A peine enlevé qu’il est remplacé. Penser à mettre un point d’entrée quand même pour savoir par quoi vous remplacez ;
  • Fit to Fill : Tel Dionysos dans la cuisse de Zeus, votre nouveau clip conservera sont point d’entrée et son point de sortie et modifier sa vitesse pour entrer dans la place qui lui est imposée ;
  • Place on Top : Vous voyez Atlas ? Il y a un truc au-dessus de lui. C’est votre nouveau clip. Cette méthode placera votre clip là où vous aurez placé vos points de montage ou à partir de la tête de lecture de la timeline mais sur une piste au-dessus du contenu pré-existant ;
  • Append at End : Je vous présente Charon. Charon est un gentil garçon qui fera traverser la timeline à votre clip pour qu’il soit placé à la toute toute fin : les enfers. Même pas besoin d’obole !!
  • Ripple Overwrite : Si les pistes sont synchronisées, cette fonction va écraser puis remplacer avec la nouvelle durée du clip. Si les pistes ne sont pas synchronisées, Resolve va retirer le plan pour laisser un espace vide et monter le nouveau plan en laissant ce même espace vide après le nouveau plan. Je ne m’en sers jamais et je n’ai pas trouvé de parallèle avec la mythologie ou d’autres légendes. Mais ça me permet de continuer vers la partie suivante !!

 

7.1.3. Synchronisation de piste

tête de pisteNotion importante surtout quand vous utilisez l’Insert : la synchronisation de piste.

Sur la photo ci-contre, vous verrez les têtes de pistes de Premiere Pro et de Resolve.

Pour Premiere Pro entre le nom de la piste et l’œil (ou la fonction mute pour l’audio), il y a ce symbole qui relie deux rectangles l’un au dessus de l’autre. Sur Resolve, il s’agit de ces < > dans un carré. Ca fonctionne exactement de la même manière même si vous venez d’Avid : toutes les pistes pour lesquelles le bouton est activé resteront stynchronisées. Même si vous faites un Insert, le titre, clip, son un peu plus loin resteront les uns au-dessus des autres.

La piste sur laquelle ce bouton n’est pas activé ne suivra pas un déplacement des clips d’une autre piste si déplacement il y a.

 

 

7.2. Extraire une portion de timeline

Les fonctions Extract et Lift, que j’utilise souvent dans Premiere Pro ou Avid Media Composer, n’existent pas à proprement parler dans DaVinci Resolve. Chacune d’entre elle s’opère via un point d’entrée et de sortie dans la timeline, vous appuyez sur le raccourcis clavier approprié et boom : Lift va retirer la portion entre les points de montage en laissant cet espace vide tandis que Extract va faire cet espace se refermer pour combler le vide de la timeline. A toujours manipuler avec précaution car ces actions vont agir différemment selon les pistes actives et synchronisées.

Dans Resolve, vous aurez forcément besoin de la souris pour opérer.

  • Lift : Il vous faudra sélectionner les clips souhaités puis appuyer sur Backspace ou Delete ou Retour du clavier (c’est la même touche mais elle a plusieurs appellations différentes. Elle est au-dessus de la touche « Entrée » pour nous francophones AZERTY). Les clips seront supprimés en laissant un espace vide, sans changer la suite de la timeline.
  • Extract : Toujours après avoir sélectionné les clips, il faudra appuyer sur la touche supprimer ou la combinaison shift+Delete si la touche supp n’apparaît pas sur votre clavier (ordinateur portable sans pavé numérique par exemple). Cette fois les clips qui suivront votre sélection combleront le vide laissé par la suppression.

 

Sous DaVinci Resolve 15, c’est la seule manière de faire un Lift ou un Extract qui, par conséquent, ne dépendent pas d’un point d’entrée et d’un point de sortie. Une mise à jour permettra peut-être de le faire dans une future version. Si vous travaillez à la souris ou à la tablette graphique, ça ne devrait pas vous embêter.

 

7.3. Couper

De la même manière que dans Premiere Pro, vous avez la possibilité d’utiliser un outil Cutter ou d’ajouter une coupe via un raccourcis clavier. Par défaut, la Lame de Rasoir est accessible avec le raccourcis B. La fonction qui permet de couper d’un simple raccourcis clavier n’est pas configuré par défaut. La fonction s’appelle « Split Clip » que vous pourrez retrouver dans les préférences de raccourcis clavier et la configurer sur la touche de votre choix.

 

7.4. Edition de vitesse

Contrairement à Premiere Pro, L’édition de la vitesse d’un plan ne se fait pas depuis le panneau Option d’Effet/Inspecteur. Il n’y a actuellement pas d’outils comparable à l’Allongement Compensé (Stretch Rate Tool – raccourcis R).

change clip speed7.4.1. Changer la vitesse

Pour changer la vitesse, il vous faudra, de la même manière que Premiere Pro, effectuer un clic droit sur le clip puis Change Clip Speed. Une petite fenêtre apparaîtra pour configurer cette modification.

 

7.4.2. Editer la vitesse

Avec Premiere Pro, lisser la vitesse en lui ajoutant des clefs toussa toussa est possible depuis le panneau Option d’Effet comme évoqué plus tôt. Pas avec Resolve, il vous faudra plutôt choisir Retime Controls ou Retime Curve depuis le menu contextuel de la souris. Ces fonctions feront apparaître des contrôles supplémentaires sur le clip lui-même afin d’affiner la vitesse de vos clips. Pour les désactiver (car ils prennent de la place sur la timeline quand même), il suffit de désélectionner l’outil via le même menu contextuel.

 

Retime Controls7.4.2.1. Retime Controls

Le Retime Control activé élargira légèrement le plan pour faire apparaître le pourcentage de la vitesse en bas du clip. Si vous cliquez sur la petite flèche à droite du pourcentage, vous aurez la possibilité d’ajouter des clefs pour faire varier la vitesse au cours du clip. D’autres solution sont permise comme faire un arrêt sur image ou inverser la vitesse comme vous pouvez le voir sur la capture d’écran ci-contre. Pour le désactiver, vous pouvez aussi cliquer sur la petite croix en haut à gauche du plan.

Pour aller plus loin comme lisser les images clef, vous aurez besoin du Retime Curve.

 

Retime Curve7.4.2.2. Retime Curve

Celui-ci va grandement élargir votre clip pour faire apparaître tous les contrôles de la courbe de vitesse. Vous pouvez toujours ajouter un point clef ici mais vous pouvez surtout le lisser. Pour cela, il vous suffira de sélectionner la clef et choisir le Spline avec le petit carré de gauche au-dessus de la courbe.

Cependant, vous pouvez remarquer que cette courbe ascendante n’est pas représentative de la vitesse. Pour retrouver une courbe comme sur Premiere Pro, il vous faudra cliquer sur la petite flèche à gauche de Retime Frame, décocher Retime Frame du menu, car cette courbe n’est pas pratique, puis afficher Retime Speed. Là vous retrouverez la courbe identique à Premiere Pro pour éditer la vitesse.

Vous pouvez aussi désactiver l’affichage du Retime Curve via l’icône de courbe en surbrillance blanc à droite du clip.

 

7.5. Editer une coupe

tools bar

Pour cette partie, nous nous focaliserons sur les icones orange et jaune de la barre d’outils ci-dessus (et quelques autres outils qui ne sont pas dans la barre d’outils). Les outils restent similaires à ceux de Premiere Pro avec les outils que l’on retrouve sur les touches B et N pour éditer une coupe à la souris, shift+T pour sélectionner une coupe et utiliser d’autre raccourcis (J K L ou alt/option + gauche/droite) pour la déplacer etc.

 

7.5.1. Outil Propagation (Ripple Edit Tool – B)

Cet outil ne modifie qu’un côté de la coupe à la fois pour allonger ou réduire tout en conservant la jointure sans toucher à l’autre plan de la coupe. La durée totale du montage en est modifié.

Avec Resolve, il vous faudra activer le Trim Edit Mode (icone orange – raccourcis par défaut T). En vous plaçant sur l’un des bords de la coupe avec la souris, l’outil propagation opèrera.

Au clavier, il faudra appuyer sur V pour sélectionner la coupe puis U pour ne voir la surbrillance verte que d’un côté de la jointure et aller choisir les fonctions Nudge Left ou Nudge Right pour déplacer la coupe. Les raccourcis clavier sont à modifier si vous ne possédez pas un clavier QWERTY. Attention, si le mode Trim n’est pas activé, vous vous contenterez d’écraser ou perdre de la matière.

 

7.5.2. Outil Modification compensée (Rolling Edit Tool – N)

Cet outil permet de déplacer la coupe entre deux plans en écrasant la matière de l’un pour ajouter celle de l’autre. Contrairement à l’outil précédent, le Rolling Edit Tool joue sur les deux plans de la coupe en même temps et ne change pas la durée totale du montage.

Avec Resolve, cet outil s’active automatiquement même avec l’outil sélection activé en déplaçant simplement votre curseur sur la coupe et voir deux crochets apparaître.

Au clavier, il faudra appuyer sur V encore une fois pour sélectionner la coupe, vérifier que la surbrillance apparaisse de chaque côté de la jointure, et réutiliser les Nudge pour opérer.

 

7.5.3. Outil Déplacer Dessous (Slip Tool – Y)

(NB : Il y a des traductions vraiment étranges parfois…)

Cet outil de Premiere Pro vous permet donc de faire glisser le contenu du plan vers son début ou sa fin sans modifier sa position ou quoi qu’est-ce d’autre dans la timeline.

Avec Resolve, il faudra activer les outils Trim (icone orange) et le Dynamic Trim Mode (icone jaune – W) en mode Slip (Choix via le raccourcis S) puis déplacer le curseur de la souris sur la moitié inférieure du clip. Il faudra ensuite déplacer de gauche à droite en maintenant le clic gauche avec cette même souris.

Au clavier, les mêmes outils doivent être sélectionnés, il vous faudra aussi sélectionner le plan à la souris puis utiliser les Nudge.

 

7.5.4. Outil Déplacer Dessus (Slide Tool – U)

Cet outil permet de déplacer un plan de la timeline sans avoir à recoller le plan précédent ou le plan suivant si ces derniers sont les mêmes : déplacer sans laisser d’espace vide.

Je n’ai pas trouvé l’équivalent de cet outil sur Resolve. Il y a bien le Slide Mode du Dynamic Trim Mode mais ne permet pas cette modification (Resolve 15.3.1). Une mise à jour aura certainement lieu quand la version 16 ne sera plus une bêta.

 

7.5.5. Mode Raccord (Trim Edit – shift+T)

Ce raccourcis clavier permet de sélectionner la coupe puis de l’éditer. Comme on l’a vu plus tôt, Il suffit de cliquer sur V pour sélectionner la coupe puis jouer avec les Nudge pour la modifier. Petit plus, si vous activez l’outil Trim (T) et que vous faites une sélection par lasso, vous sélectionnez plusieurs coupes que vous pourrez éditer en même temps.

7.7 Ripple Trim – W & Q

Souvent utilisé, cela permet de couper le début ou la fin d’un plan jusqu’à la tête de lecture.

Il vous faudra reconfigurer aussi ces raccourcis clavier car vous auriez besoin des [ et ] pour pouvoir les faire. Cependant, la configuration des claviers AZERTY ne permet pas d’accéder directement à ces symboles. Vous pourrez aussi les trouver dans le menu Trim > Ripple > Start to Playhead ou End to Playhead.

Les mêmes fonctions Roll  fonctionnent à l’inverse des Ripple, il déplacera la coupe en écrasant la matière pré-existante contrairement au Ripple qui comble l’espace vide en rapprochant la totalité du montage.

 

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8. Le Multicam

Pour cette partie, faire un parallèle avec les repères de Premiere Pro ne me semble pas convainquant. Ainsi, je vous laisse avec un petit tuto ci-dessous qui fait une présentation assez exhaustive de l’outil de montage Multicam dans DaVinci Resolve de la synchronisation, création de séquence et gestion du Multicam par Fred Robin.

 

 

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Petit mot de la fin

Celui-ci était un gros article, j’ai fait mon possible pour qu’il soit le plus clair et qu’il reste facile de naviguer d’une partie à l’autre. En terme de rédaction et de mise en place sur le site, ça a pris du retard mais il est là et j’espère que vous aurez apprécié. Evidemment je n’ai pas tout dit, mais pour passer de Premiere Pro à Resolve, cela me semble être suffisamment exhaustif. Si un partage vous brûle les doigts, je vous en serai très reconnaissant.

 

Pour le prochain article : passer de la logique After Effect à la logique Fusion.

Cinématographiquement…

macoscatalina maj
premiere pro Davinci resolve part 6
SGO
Arri Codex High Density Encoding
premiere pro Davinci resolve part 5
Mac Pro 2019
Loupedeck +
cinema sans projecteur
premiere pro Davinci resolve part 4
premiere pro Davinci resolve part 3
la différence entre le log et le flat
premiere pro Davinci resolve part2
Le nouveau Davinci Resolve 16
annonce NAB resolve 16
premiere pro Davinci resolve part1
Tangent Arc
Illustration article
Dailies Avid Resolve
Fusion Connect article
Article reactor fusion
illustration article jeux couleur
cinestyle technicolor
illustration RGPD
Media Composer Symphony 2018.12
article de noel
Legacy Medias
Montage une Anthologie (1913-2018)
Lumetri CC2019
illustration article egpu pro
illustration article
mise a jour de DaVinci Resolve 15.1.2
Mac Pro 2019 & XDR Display Pro

Mac Pro 2019 & XDR Display Pro

logo Apple

Annoncé il y a deux ans pour répondre aux plaintes de la monture 2013 du Mac Pro, Apple a présenté la nouvelle version du Mac Pro le 3 Juin 2019 lors de sa keynote. Au-delà du style « rape à fromage » décrié çà et là, on remarque qu’Apple revient au modèle de tour avec poignées ce qui n’est pas plus mal. Avec le Mac Pro, un nouvel écran de 32” baptisé XDR pour Extreme Dynamic Range a été annoncé. On va décortiquer tout ça dans cet article et relativiser certains points.

Mac Pro 2019

Pour commencer, faisons un tour des performances et possibilités.

CPU
  • 8 cœurs à 3,5 GHz – Turbo Boost 4GHz ;
  • 12 cœurs à 3,3 GHz – Turbo Boost 4,4GHz ;
  • 16 cœurs à 3,2 GHz – Turbo Boost 4,4GHz ;
  • 24 cœurs à 3,7 GHz – Turbo Boost 4,4GHz ;
  • 28 cœurs à 2,5 GHz – Turbo Boost 4,4GHz.
GPU

Les GPUs se montent séparément dans un module dédié baptisé MPX. Deux modules peuvent être montés, chaque module peut connecter 2 GPUs.

  • AMD Radeon Pro 580X 8Go GDDR5 5,6 Teraflops ;
  • AMD Radeon Pro Vega II 32Go GDDR5 14,1 Teraflops avec une bande passante de 1To/s ;
  • AMD Radeon Pro Vega II Duo 64Go GDDR5 28,2 Teraflops avec une bande passante de 1To/s.
PCIe gen 3

Toujours des modules MPX :

  • 2 modules MPX qui peuvent supporter 1 carte pleine longueur sur double largeur 16x et 1 pleine longueur double largeur 8x pour le MPX à une baie OU 2 cartes pleine longueur sur double largeur 16x gen 3 pour le MPX à deux baies ;
  • 3 PCIe pleine longueur gen 3 pour un 16x et deux 8x ;
  • 1 modules de 4 fentes pour des PCIe de demi-longueur avec une carte I/O d’Apple pré-installée.
Capacité

Carte NVMe jusque 2,6Go/s en lecture et 2,7Go/s en écriture :

  • 256Go en une carte de 256Go ;
  • 1To en deux cartes de 512Go ;
  • 2To en deux cartes de 1To ;
  • 4To en deux cartes de 2To.
RAM DDR4
  • 32Go en 4 x 8 Go ;
  • 48Go en 6 x 8Go ;
  • 96Go en 6 x 16Go ;
  • 192Go en 6 x 32 Go ;
  • 384Go en 6 x 24 Go ;
  • 768Go en 6 x 128Go ou 12 x 64 Go ;
  • 1,5To en 12x 128Go (avec une note : CPU 24 ou 28 cœurs nécessaire).

 

Autre précision : le processeur 8 cœurs prend en charge la fréquence 2666MHz, les autres 2933MHz.

Alimentation

1,4kWatts.

1280W en courant continu108-125v ou 220-240v.

1180 en courant continu 100-107v.

Afterburner

Une accélération graphique made by Apple destiné au ProRes et ProRes RAW à l’image de la carte RED Rocket.

Entrées / Sorties
  • 2 ports RJ45 10GbaseT de 10Gbps en protocole IP ;
  • jack 3,5mm.

et, avec la carte PCIe préinstallée :

  • 2 USB 3 type A de 5Gbps ;
  • 2 Thunderbolt 3 de 40Gbps (supporte USB-C et Display Port) ;
  • 2 autres Thunderbolt 3 au-dessus de la carlingue.
Mac Pro 2019

Pour un comparatif de performance, décorticage des composants et comparatifs de prix, je vous renvoie vers cet article de ZDNet dont la conclusion me semble hâtive mais le contenu intéressant.

Configuration de base du Mac Pro

La configuration de base du nouveau Mac Pro sera donc :

  • Un CPU 8 cœurs 3,5GHz avec Turbo Boost à 4GHz ;
  • 32 Go de RAM à 2666MHz ;
  • un GPU AMD Radeon Pro 580X de 8Go ;
  • 256Go de disque SSD NVMe.

On ne sait pas pour le moment si l’accélération graphique Afterburner sera une option ou incluse d’office.

Tout ça pour $5000, soit environ 4450€TTC (selon la variation du taux de change), c’est-à-dire environ 3560€HT. Ce qui semble être un prix correct pour la configuration mise à part cette capacité de 256Go. La machine nécessitera forcément du stockage supplémentaire comme un SAN ou un NAS. A titre comparatif, l’entrée de gamme de l’iMac Pro avec des caractéristiques sensiblement similaire mais un SSD de 1To est à 5499€TTC soit environ 4400€HT. Sachant la capacité à évoluer de cette machine avec les 12 fentes de barrette de RAM et le grand nombre (variable selon configuration) de fentes PCIe, l’achat semble en valoir la chandelle. Reste à savoir si le processeur sera, lui aussi, évolutif ?

Mais démonter un iMac Pro pour changer le processeur est possible (dangereux, mais possible), alors cela sera certainement faisable même si Apple n’est pas consentant. Et tant que la question « Le viol d’une machine est-il moral ? » n’est pas posée au baccalauréat, vous ne devriez pas avoir de soucis à vous faire quant à cette pratique (sauf pour la garantie).

 

Je n’ai pas grand chose à dire sur l’ensemble des configurations. Ce Mac Pro est évolutif et modulaire, c’est ce qu’il faut retenir. Pour le reste il s’agira surtout de consensus avec votre banquier, ou hiérarchie.

 

cartes PCIe

1,5To de RAM !!!

Ce qui a retenu l’attention de beaucoup de monde ce sont ces 12 barrettes de 128Go pour le modique total de 1,5To de RAM.

Ma première constatation, c’est qu’Apple est enfin passer à la RAM DDR4, plus rapide mais toujours moins que les DDR5 qui existent depuis un petit moment déjà. Malgré cela, la multiplicité d’entrées permet de multiplier aussi le nombre de connexions. A priori, si vous placez 12 barrettes de 2Go, vous devriez être plus rapide que 3 barrettes de 8Go pour un même total de 24Go. MAIS MAIS MAIS !!! Petit point important : il y a bien 12 emplacements pour installer les barrettes mais chaque doublon de barrette partage le même bus ce qui fait que 12 barrettes de 2Go revient exactement à la même chose que 6 barrettes de 4Go. De la même manière que les 4 ports Thunderbolt 3 de l’iMac Pro qui partagent, deux par deux, le même bus. Ainsi le 40Gbps annoncé est partagé entre les deux ports.

 

RAM du Mac Pro

 

A qui s’adresse le 1,5To ? Oui parce que “juste” 128Go, c’est largement suffisant pour du montage, et pour de l’étalonnage aussi d’ailleurs. A quoi pourrait servir ce mirobolant 1,5To de RAM ?! Il semble amusant d’imaginer un Pixar Computer 2 comme l’avait imaginé Steve Jobs quand il était à la tête de Pixar : je veux dire pour les rendus d’images de synthèse qui demandent bien souvent des ressources immenses. On se souvient des articles au sujet d’Avatar quand ce dernier est sorti en 2009 avec les Super-Ordinateurs pour calculer les rendus qui devaient, il semblerait, calculer 8Gb par seconde pour 34 ordinateurs en rack en 10GbE.

A l’époque de la démocratisation de la performance capture toujours plus précise d’année en année (dernier exemple avec Alita), cette capacité de mémoire rapide pour les rendus accélèrera beaucoup le travail des artistes FX. Dommage que ces techniciens ne puissent pas en profiter sur Sonic the Hedgehog. Mais bon… #novfxartistswereharmedinthemakingofthismovie comme l’a signalé Jeff Fowler.

Afterburner

Comme je l’ai souligné plus tôt, cette carte est destinée à l’accélération graphique du traitement ProRes mais surtout du ProRes RAW à l’image de la RED Rocket pour le traitement des fichier R3D. Ces codecs ne sont pas utilisés systématiquement, on peut donc se poser la question si cette carte sera d’office dans le Mac Pro ou non. Si elle l’est, le coût de la machine est d’autant plus attractif en comparaison du prix de la Red Rocket !

Afterburner Mac Pro

Les Modules MPX

ou Mac Pro Expansion module

Les modules MPX sont de petites boîtes pourvus de ports Thunderbolt et Display Port dans lesquels on peut y glisser jusqu’à deux cartes graphiques. Ces modules occupent deux emplacements PCIe dans la longueur, permet une puissance de 500W et délivre un débit de 1To/s.

Sans entrer dans les détails, John Ternus évoque une liaison Infinity Fabric Link afin d’optimiser les échanges d’informations et permettre une meilleure communication des différentes cartes graphiques installées dans un même module.

Le Mac Pro peut être configué avec deux de ces modules pour atteindre une configuration de 56 Teraflops et 128Go HBM2 de mémoire graphique. Cela reste encore réservé à des professionnels bien particuliers qui peuvent avoir besoin de ces performances. Pour un monteur, c’est jeter de l’argent par les fenêtres et pour un étalonneur… par le vasistas ?

module MPX

Two More Mac Pro Things

Il y a une option pour mettre des roulettes sous le Mac Pro. C’est gadget mais sympa pour le dos.

 

L’autre truc, c’est une deuxième version bien distincte du Mac afin de l’installer dans un rack. Cette machine se destine surtout aux professionnels de la vidéo. Dans les entreprises de post-production, il y a des nodals ou nodaux (à vous de choisir si vous voulez franciser ou non). Certains choisissent la configuration de mettre tous les ordinateurs dans le nodal et de n’installer que les écrans, clavier et souris dans la salle de travail. Ce montage en rack est donc plutôt bienvenu.

roulettes Mac Pro

XDR Display Pro

ou Extreme Dynamic Range Display Pro

xdr display pro

Ce n’est pas un moniteur de Référence

Lors de la keynote, cet écran a été comparé à un Sony BVM-HX310 Trimaster étant donné les caractéristiques montrés. Cette comparaison est totalement hors de propos en particulier car l’utilisation n’est pas du tout la même ! L’écran d’Apple N’EST PAS un moniteur de retour puisque (à moins que cela a été caché) il n’y a pas de possibilité de calibration hardware de l’écran. C’est-à-dire que l’XDR Display Pro est dépendant d’un ordinateur pour la calibration, ce dernier doit être connecté à un ordinateur pour être calibré avec un profil ICC géré par l’ordinateur. Il ne peut pas contenir de LUT ou quoi qu’est-ce d’autre afin d’être recalibré en cas de virage de teinte ou autre s’il est connecté via une interface AJA, Matrox, Blackmagic ou même encore Avid etc.

Là encore, cela risque d’être compliqué puisqu’il n’y a que du Thunderbolt 3/USB-C alors que les écrans professionnels et les interfaces sont équipés de ports SDI voire HDMI pour sied aux utilisations normales des raccords via les interfaces I/O. Et on les aime nos BNC sécurisés qui tiennent super bien même si on se prend les pieds dedans.

D’ailleurs, peut-on afficher les zones de titre et de sécurité ? Peut-on activer un overscan pour vérifier l’affichage télévisuel ? Y-a-t-il un mode Blue Only ? Quel est le pourcentage de couverture du Rec2020 dont la norme devrait finir par s’appliquer avec la démocratisation de l’UHD et du codec HEVC ? Quelle norme a été choisi pour le HDR 1000nits alors qu’il y en a encore plusieurs en concurrence (Sony BVMmême si le Dolby Vision a tendance à se démarquer et s’attire les faveurs du SMPTE et de l’EBU) ?

Des Reference Modes ont bien été annoncés pendant la keynote mais comment y accéder puisqu’il n’y a pas de boutons sur l’écran ? Peut-être y aura-t-il une interface logicielle accessible depuis macOS. Si c’est le cas, cet écran s’éloigne encore plus d’un moniteur de référence…

Par conséquent, l’XDR Display Pro est un écran pour l’interface de l’ordinateur et en aucun cas un moniteur de référence comme la demoiselle Coline ou Colin dont le nom de famille a échappé à mon oreille (je n’ai pas retrouvé son nom non plus sur internet, si vous lavez j’en serai fort aise) l’a défendu corps et âme sur scène.

 

Mais quand même…

Mais on saluera quand même l’effort d’avoir renouvelé la gamme professionnelle d’écrans pommés bien que 6K ne soit pas nécessaire pour de la vidéo car il n’y a aucune diffusion dans cette résolution et la transposition d’échantillonnage dans cette définition est fortuite. Par exemple, un sous-échantillonnage d’une vidéo 8K sur un écran 6K ne sera pas très efficace puis qu’on n’aura pas ce rapport minimal 4:1 (ou 22:1 pour être exact) afin de permettre à ce sous-échantillonnage d’être correct.

Je ne doute cependant en aucun cas de la qualité de rendu HDR 1000nits en particulier grâce au peaking de 1600nits qui offrira une marge de sécurité en cas de dépassement du signal, et le traitement anti-reflet semble qualitatif. Reste à voir si la dalle sera pérenne dans le temps.

De plus, cet écran est annoncé avec un rapport de contraste de 1.000.000:1 sans savoir s’il s’agit des contrastes statiques ou dynamiques. Ce ratio est souvent atteint sans refléter aucun bénéfice car concerne le contraste dynamique (auquel on peut faire dire n’importe quoi). Puisqu’il s’agit d’Extreme Dynamic Range, je suppose que ce ratio concerne le contraste statique mais une précision de la part d’Apple aurait été la bienvenue.

Deux versions de ce moniteur seront disponible, le premier prix à $4999 et le second qui propose le traitement anti-reflet avec la nano texture sera à $5999.

décomposition écran

Puis le support

Le support standard, très séduisant, est vendu $1000 en plus de l’écran. D’ailleurs un “ooooooooh” de désappointement s’est fait entendre dans la salle lors de la keynote que je vous invite à constater à 1:42:05 de la keynote https://www.apple.com/apple-events/june-2019/ .

Pour finir

Afin de croiser les sources et affiner l’avis que vous pouvez vous faire de ce nouvel équipement, je vous propose ci-dessous trois petites vidéos dont certaines vont plus en profondeur dans l’analyse des configurations et de l’exploitation matérielle.

La meilleure approche du mac reste Snazzy Labs.

 

 

 

 

Cinématographiquement…

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