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Cinquième article de la série : le montage.
Si vous utilisez souvent les raccourcis clavier pour monter, deux choix s’offrent à vous quand vous migrerez vers DaVinci Resolve :

Pour ce faire, vous devrez vous rendre dans le menu de DaVinci Resolve afin d’accéder à la fenêtre des raccourcis clavier comme ci-contre. Si votre Resolve 15 n’est pas à jour ou que vous utilisez une ancienne version pour des raisons qui me sont obscures, la configuration des raccourcis clavier se trouve dans les préférences utilisateurs.
Cela vous affichera la fenêtre ci-dessous :
Dans cette fenêtre, vous aurez la possibilité d’assigner de nouveaux raccourcis et de voir ceux actuellement actifs. Puis si vous sélectionnez les touches du clavier dans l’interface avec les boutons shift, control, option/alt, cmd/windows et rendez actif l’une des touches, Resolve vous affichera la fonction affiliée. Sur l’image ci-dessus, ce sont les touches cmd+shift+f qui sont actives et révèlent la fonction Lightbox dans le panneau Active Key. Dans le panneau Command, vous aurez la possibilité de rechercher une fonction pour découvrir son raccourcis.
Mais si vous souhaitez retrouver vos raccourcis Premiere Pro, vous devrez vous rendre en haut à droite de la fenêtre où vous trouverez un menu déroulant, appelé par défaut Resolve :
Il vous faudra ensuite cliquer sur Premiere Pro afin de retrouver vos raccourcis clavier préférés. Vous remarquerez que cela fonctionne aussi si vous venez d’Avid Media Composer ou de Final Cut Pro X.
La Page Cut est une nouvelle salle dans DaVinci Resolve qui vous permet de monter d’une manière différente. Si vous êtes monteur documentaire, fiction ou encore de programmes longs pour la télévision, cette dernière n’est pas faite pour vous. La page CUT a plutôt la vocation de permettre de délivrer un montage le plus rapidement possible après son arrivée en post-prod : pas le temps de trier, pas le temps d’éditer les métadonnées, pas le temps de toussa toussa. Que vous veniez d’Avid, FCPX ou Premiere cette page sera une nouveauté à apprendre si vous souhaitez l’utiliser. Cependant, la page Edit fonctionne de la même manière que dans Premiere Pro il n’est en aucun cas nécessaire de s’y atteler si elle ralenti votre workflow plus qu’autre chose.
Blackmagic Design a d’ailleurs mis au point un clavier de montage dédié avec un séduisant jog/shuttle qui n’est pas sans rappeler nos bancs cut d’antan : L’Editor Keyboard.
L’interface de la page CUT, qui n’est pas disponible pour l’affichage multi-écrans à ce jour, se présente ainsi :

Tout cet engin, se décompose en 4 panneaux principaux :
Ainsi, je vous laisse maintenant avec une présentation de cette page faite par CorVansProd, puis nous passerons à la suite :
Pour se mettre d’accord : le clip est l’élément dans la timeline quelque soit sa nature. Une petite liste s’impose :
Passons les médias dont l’édition vers la timeline est la même qu’avec Premiere Pro et jetons rapidement un œil sur le reste.
3.1. Les objets générés et composition FusionCeux-ci sont des éléments concoctés par DaVinci Resolve qui peuvent être importés dans la timeline. On les trouve dans le panneau où se trouvent aussi les effets etc. sous la catégorie Generators. Ces petites choses sont des mires de barres, des aplats de couleur, des dégradés que l’on trouve dans le menu contextuel Nouvel Elément de Premiere Pro. Ici il n’est nul besoin qu’un nouvel élément apparaissent dans le chutier, il suffit de le glisser directement dans la timeline à l’exception de la composition Fusion qui se logera dans l’un des chutiers.
3.2. Titres et sous-titres(cliquer sur l’image pour agrandir)
Sur l’image ci-contre, vous trouverez la liste des titres prédéfinis disponibles sous DaVinci Resolve comme avec l’Essential Graphics panel de Premiere Pro. La plupart des titres disponibles sont des macros édités de Fusion que BlackMagic a intégré dans ce panneau de Resolve depuis l’intégration du logiciel FX.
Les titres Fusion peuvent être édité depuis l’inspecteur et aussi dans Fusion. Lors de l’ouverture du titre en question dans la page Fusion, vous trouverez un premier node sur une pile. Il s’agit d’un groupe. Vous pouvez le dérouler pour voir son contenu via le clic droit > Expand Group puis le regrouper via le collapse, ou même sélectionner ungroup pour que chaque node apparaisse dans l’arborescence nodale indépendamment les uns des autres. Si vous ne supprimez rien, les fonctions d’édition de la page Edit resteront là.
En tout dernier, vous trouverez l’élément pour les sous-titres. Ce dernier fonctionne davantage comme le Caption d’Avid Media Composer que l’étrangement dénommé Légende de Premiere Pro. Alors que chaque sous-titre est placé dans le même clip sous Premiere Pro, chaque clip sera séparé sur une piste dédiée aux sous-titres avec DaVinci Resolve. L’édition de ces derniers dans l’inspecteur restent cependant identiques à ceux de l’éditeur d’effet de Premiere Pro.
Enfin, rédiger vos textes ne sera pas possible directement dans le moniteur virtuel. Une case dédiée de l’inspecteur vous servira à rédiger ce qui désactive les raccourcis clavier et les réactive une fois la case inactive.
Quand vous avez besoin de mettre plusieurs clips en un dans Premiere Pro, il y a la solution de la séquence imbriquée. Et si vous connaissez Avid, il y a le Collapse qui permet de constituer un plan de plusieurs pistes. Et dans FCPX il y a le scénario secondaire ou le plan composé.
Avec Resolve, il y a les Compound Clips et les Nested Timelines. Ces solutions distinctes fonctionne de façon très similaire à quelques exceptions prêtes :
Il s’agit simplement, pour celles-ci, d’un montage que l’on glisserait dans un autre avec une seule piste vidéo et audio. Y appliquer des effets ou une correction colorimétrique n’est pas possible. La timeline glissée existe au préalable dans les chutiers.
Contrairement à sa consœur la Nested Timeline, le Compound Clip est une série de clips condensés en un seul clip. C’est comme une Nested Timeline mais n’est pas considéré comme une timeline : plutôt comme un clip. Ce dernier peut-être ouvert dans une timeline à part entière via le menu du clic droit comme sa consœur et il peut aussi être décomposé sur place afin de retrouver tous les clips tels qu’ils étaient avant d’être composés.
Lors de sa création (en sélectionnant le ou les clips de la timeline et clic droit > Create Compound Clip), un nouveau fichier viendra se loger dans le chutier actif.
Enfin, contrairement à sa consœur, le Compound Clip, étant un clip, supporte les effets et les corrections colorimétriques. Si vous le décomposez dans la Timeline, les effets seront supprimés en même temps que ce dernier.
Un Fusion Clip peut être créé de deux manières différentes : via un clic droit en sélectionnant le ou les clips de la timeline ou via un clic droit dans le media pool.
Dans le premier cas, ça fonctionne comme le compound clip mais ne prend en compte qu’une seule piste vidéo. Les openFX appliqués resteront sur les clips originaux, les corrections colorimétriques aussi et le clip Fusion lui-même supporte les effets et corrections colorimétriques. Une fois créé, ce clip apparaîtra dans le chutier, les nodes mediaIn et mediaOut seront déjà présents dans l’arborescence nodale de la composition. Pour l’éditer, il suffit de placer la tête de lecture de la timeline sur le clip et de basculer vers la page Fusion.
Dans le second cas, le menu contextuel de la souris depuis un espace vide du Media Pool vous proposera New Fusion Composition. Un nouvel élément apparaîtra parmi vos clips que vous pouvez glisser vers votre timeline. Un double clic ouvrira la page Fusion pour éditer la construction nodale où ne se trouvera que le mediaOut. Les éléments devront être glissés depuis le Media Pool. L’élément Fusion Composition se trouve aussi dans le menu Generators de la bibliothèque. NB : La Composition Fusion glissée dans la timeline sera distincte de celle présente dans le Media Pool même s’il s’agit du même fichier. L’édition de la composition via le double clic n’influencera pas le clip déjà présent dans la Timeline et vice versa si vous choisissez d’éditer la composition depuis la timeline.
Le VFX Connect Clip, lui, est un vestige du Fusion Connect plus vraiment utile avec Resolve 15. Il fonctionne de la même façon qu’un Fusion Clip mais s’ouvre dans Fusion directement. Si vous l’éditez dans le Fusion de Resolve, les modifications ne seront pas pris en compte lors de l’envoi vers Fusion. Par contre, s’il est édité dans Fusion, il sera mis à jour dans Resolve dans le media pool et la timeline à condition de ne pas l’avoir éditer au préalable dans Resolve. Pour prendre en compte les modifications, il faudra effectuer un rendu depuis Fusion puis, avec Resolve, effectuer un clic droit > VFX Connect > Refresh pour que l’édition soit prise en compte. Cela fonctionne aussi avec les versions gratuites de Resolve 15 et Fusion 9.
Les calques d’effet se trouveront dans le menu Generators que nous avons vu au début de cette partie. Ils seront disponibles à partir de la version 16 de DaVinci Resolve (actuellement en bêta 06/2019) et fonctionneront de la même manière qu’avec Premiere Pro mise à part qu’il ne pourra pas être placé dans le Media Pool avec des effets déjà configurés. Pour le moment en tout cas.
Avec la démocratisation de DaVinci Resolve pour le montage, beaucoup de mécontentement est remonté à BlackMagic concernant la configuration unique et général du projet. Ainsi, pour la prochaine version, chaque timeline créée demandera à son utilisateur d’entrer les configurations de résolution, cadence d’images toussa toussa. Et ça ne sera pas compliqué si vous venez de Premiere Pro, cependant une bonne partie des configurations que l’on retrouve dans la configuration de séquence de Premiere Pro resteront dans les réglages, comme le cache par exemple.
La création d’une timeline peut se faire via trois méthodes : le menu fichier > nouvelle Timeline, le clic droit dans le Media Pool, ou le raccourcis cmd/ctrl+N.
Mais dans Resolve 15……..
Ici, c’est pas pareil. Les trois méthodes pour créer une nouvelle timeline restent les mêmes mais la fenêtre qui s’ouvre est plus sommaire :
Pour le reste, il vous faudra vous rendre dans les paramètres de projet (l’engrenage en bas à droite ou shift+9)
Ici, vous pourrez modifier la résolution, l’aspect des pixels (souvenez-vous de l’époque du 1440×1080 ^^), la cadence d’image de la timeline à modifier avant d’importer des médias sinon cette case est grisée, et la cadence d’image de lecture s’il vous n’êtes là que pour visionner et ranger. Cela vous permet de lire les contenus à une cadence différente, ainsi à une vitesse différente. Et la dernière case, c’est pour l’entrelacé dont l’ordre de trame peut être choisi dans les attributs des clips.
Ici c’est choisir les échelles à appliquer aux rushes.
Le premier encadré concerne les traitements à effectuer lors de la modification de l’échelle avec les méthodes de calcul comme avec Premiere Pro, un filtre anti aliasing/moiré, et la qualité de désentrelacement.
Le deuxième encadré concerne l’échelle à appliquer en entrée, c’est-à-dire comment il va s’adapter au cadre de la timeline :
Enfin, l’encadré Output Scaling possède les mêmes configurations que précédemment mais va apporter une transformation sur l’échelle de sortie, valable pour l’export mais aussi pour le monitoring. Ainsi, vous pourrez travailler vos rushes 4K et les sortir en 2K sans n’avoir à rien changer d’autre dans le logiciel.
Dans Premiere Pro, les effets et filtres se trouvent dans le panneau Effets. Pour les configurer, il faut ensuite se rendre dans le panneau Option d’Effet. Avec Resolve, les effets se trouveront dans Effect Library (le bouton pour afficher le panneau) > OpenFX (dans le menu déroulant en-dessous de Toolbox si cette catégorie n’est pas déroulée). L’édition des paramètres d’effet sont accessibles depuis le panneau Inspecteur. Tous les réglages d’échelle, de position, de mode de fusion, d’interpolation d’images, de volume sonore etc. se trouveront dans ce panneau. On remarquera cependant que les valeurs ne sont pas les mêmes. Resolve prend la méthode de Fusion avec un maximum de mise à l’échelle à 1,00 au lieu des 100%. Il faut simplement penser ratio à la place de pourcentage.
Vous remarquerez en passant que certains réglages à aller chercher et ajouter sous Premiere Pro sont par défaut dans l’inspecteur de DaVinci Resolve :
Et des petits extras :
Ensuite, si vous allez chercher un autre effet et que vous le glissez sur votre clip, un nouvel onglet apparaîtra dans votre inspecteur pour pouvoir l’éditer : OpenFX comme ci-dessous. Quand vous l’aurez sélectionné, vous pourrez voir les paramètres de l’effet que vous avez ajouté, les dérouler ou non et les cumuler en un même endroit. Vous noterez également les petits contrôles à droite du nom de l’effet pour le retirer, le remettre à zéro ou changer l’ordre dans lequel s’appliqueront les effets ajoutés.
Parfois on a seulement deux voire trois pistes et on aime profiter de l’espace en les agrandissant pour éditer les clefs directement dans la timeline toussa toussa. Et parfois on aime les faire petites parce que quand on a 10 pistes vidéo et 12 pistes audio stéréo, c’est pas de refus d’avoir une vue globale.
Vous aurez donc juste au-dessus de votre timeline, cet icone :
En cliquant dessus, une petite fenêtre s’ouvre sur laquelle des boutons, fonctionnant à la manière de Toggle, vous donneront accès aux réglages de présentation :
Overwrite, Insert, Ripple Trim, Slip, Extract, Lift, Magnétisme, etc. On va voir ces termes barbares des ciseaux ici (à ne pas reproduire pour les besoins d’un crime passionnel, je décline toute forme de responsabilité physique, méta-physique, morale et méta-morale).
Si vous êtes adepte du glisser-déposer à la souris, vous ne serez pas trop dépaysé. Ca fonctionne comme dans Premiere Pro.
Sur Premiere Pro, il y a l’Insert qui permet de monter un clip en décalant le reste de la timeline ou l’Overwrite qui écrase le contenu et applique votre nouveau clip à la place. Sur Resolve aussi. Mais il y en a d’autres. Ces méthodes de montage sont accessibles depuis des raccourcis clavier ou en glissant votre clip du moniteur source vers le moniteur programme où les fonctions apparaîtront. Il suffira ensuite de continuer à glisser votre clip vers l’un de ces intitulés pour l’appliquer.
Notion importante surtout quand vous utilisez l’Insert : la synchronisation de piste.
Sur la photo ci-contre, vous verrez les têtes de pistes de Premiere Pro et de Resolve.
Pour Premiere Pro entre le nom de la piste et l’œil (ou la fonction mute pour l’audio), il y a ce symbole qui relie deux rectangles l’un au dessus de l’autre. Sur Resolve, il s’agit de ces < > dans un carré. Ca fonctionne exactement de la même manière même si vous venez d’Avid : toutes les pistes pour lesquelles le bouton est activé resteront stynchronisées. Même si vous faites un Insert, le titre, clip, son un peu plus loin resteront les uns au-dessus des autres.
La piste sur laquelle ce bouton n’est pas activé ne suivra pas un déplacement des clips d’une autre piste si déplacement il y a.
Les fonctions Extract et Lift, que j’utilise souvent dans Premiere Pro ou Avid Media Composer, n’existent pas à proprement parler dans DaVinci Resolve. Chacune d’entre elle s’opère via un point d’entrée et de sortie dans la timeline, vous appuyez sur le raccourcis clavier approprié et boom : Lift va retirer la portion entre les points de montage en laissant cet espace vide tandis que Extract va faire cet espace se refermer pour combler le vide de la timeline. A toujours manipuler avec précaution car ces actions vont agir différemment selon les pistes actives et synchronisées.
Dans Resolve, vous aurez forcément besoin de la souris pour opérer.
Sous DaVinci Resolve 15, c’est la seule manière de faire un Lift ou un Extract qui, par conséquent, ne dépendent pas d’un point d’entrée et d’un point de sortie. Une mise à jour permettra peut-être de le faire dans une future version. Si vous travaillez à la souris ou à la tablette graphique, ça ne devrait pas vous embêter.
De la même manière que dans Premiere Pro, vous avez la possibilité d’utiliser un outil Cutter ou d’ajouter une coupe via un raccourcis clavier. Par défaut, la Lame de Rasoir est accessible avec le raccourcis B. La fonction qui permet de couper d’un simple raccourcis clavier n’est pas configuré par défaut. La fonction s’appelle « Split Clip » que vous pourrez retrouver dans les préférences de raccourcis clavier et la configurer sur la touche de votre choix.
Contrairement à Premiere Pro, L’édition de la vitesse d’un plan ne se fait pas depuis le panneau Option d’Effet/Inspecteur. Il n’y a actuellement pas d’outils comparable à l’Allongement Compensé (Stretch Rate Tool – raccourcis R).
7.4.1. Changer la vitessePour changer la vitesse, il vous faudra, de la même manière que Premiere Pro, effectuer un clic droit sur le clip puis Change Clip Speed. Une petite fenêtre apparaîtra pour configurer cette modification.
Avec Premiere Pro, lisser la vitesse en lui ajoutant des clefs toussa toussa est possible depuis le panneau Option d’Effet comme évoqué plus tôt. Pas avec Resolve, il vous faudra plutôt choisir Retime Controls ou Retime Curve depuis le menu contextuel de la souris. Ces fonctions feront apparaître des contrôles supplémentaires sur le clip lui-même afin d’affiner la vitesse de vos clips. Pour les désactiver (car ils prennent de la place sur la timeline quand même), il suffit de désélectionner l’outil via le même menu contextuel.
7.4.2.1. Retime ControlsLe Retime Control activé élargira légèrement le plan pour faire apparaître le pourcentage de la vitesse en bas du clip. Si vous cliquez sur la petite flèche à droite du pourcentage, vous aurez la possibilité d’ajouter des clefs pour faire varier la vitesse au cours du clip. D’autres solution sont permise comme faire un arrêt sur image ou inverser la vitesse comme vous pouvez le voir sur la capture d’écran ci-contre. Pour le désactiver, vous pouvez aussi cliquer sur la petite croix en haut à gauche du plan.
Pour aller plus loin comme lisser les images clef, vous aurez besoin du Retime Curve.
7.4.2.2. Retime CurveCelui-ci va grandement élargir votre clip pour faire apparaître tous les contrôles de la courbe de vitesse. Vous pouvez toujours ajouter un point clef ici mais vous pouvez surtout le lisser. Pour cela, il vous suffira de sélectionner la clef et choisir le Spline avec le petit carré de gauche au-dessus de la courbe.
Cependant, vous pouvez remarquer que cette courbe ascendante n’est pas représentative de la vitesse. Pour retrouver une courbe comme sur Premiere Pro, il vous faudra cliquer sur la petite flèche à gauche de Retime Frame, décocher Retime Frame du menu, car cette courbe n’est pas pratique, puis afficher Retime Speed. Là vous retrouverez la courbe identique à Premiere Pro pour éditer la vitesse.
Vous pouvez aussi désactiver l’affichage du Retime Curve via l’icône de courbe en surbrillance blanc à droite du clip.
Pour cette partie, nous nous focaliserons sur les icones orange et jaune de la barre d’outils ci-dessus (et quelques autres outils qui ne sont pas dans la barre d’outils). Les outils restent similaires à ceux de Premiere Pro avec les outils que l’on retrouve sur les touches B et N pour éditer une coupe à la souris, shift+T pour sélectionner une coupe et utiliser d’autre raccourcis (J K L ou alt/option + gauche/droite) pour la déplacer etc.
Cet outil ne modifie qu’un côté de la coupe à la fois pour allonger ou réduire tout en conservant la jointure sans toucher à l’autre plan de la coupe. La durée totale du montage en est modifié.
Avec Resolve, il vous faudra activer le Trim Edit Mode (icone orange – raccourcis par défaut T). En vous plaçant sur l’un des bords de la coupe avec la souris, l’outil propagation opèrera.
Au clavier, il faudra appuyer sur V pour sélectionner la coupe puis U pour ne voir la surbrillance verte que d’un côté de la jointure et aller choisir les fonctions Nudge Left ou Nudge Right pour déplacer la coupe. Les raccourcis clavier sont à modifier si vous ne possédez pas un clavier QWERTY. Attention, si le mode Trim n’est pas activé, vous vous contenterez d’écraser ou perdre de la matière.
Cet outil permet de déplacer la coupe entre deux plans en écrasant la matière de l’un pour ajouter celle de l’autre. Contrairement à l’outil précédent, le Rolling Edit Tool joue sur les deux plans de la coupe en même temps et ne change pas la durée totale du montage.
Avec Resolve, cet outil s’active automatiquement même avec l’outil sélection activé en déplaçant simplement votre curseur sur la coupe et voir deux crochets apparaître.
Au clavier, il faudra appuyer sur V encore une fois pour sélectionner la coupe, vérifier que la surbrillance apparaisse de chaque côté de la jointure, et réutiliser les Nudge pour opérer.
(NB : Il y a des traductions vraiment étranges parfois…)
Cet outil de Premiere Pro vous permet donc de faire glisser le contenu du plan vers son début ou sa fin sans modifier sa position ou quoi qu’est-ce d’autre dans la timeline.
Avec Resolve, il faudra activer les outils Trim (icone orange) et le Dynamic Trim Mode (icone jaune – W) en mode Slip (Choix via le raccourcis S) puis déplacer le curseur de la souris sur la moitié inférieure du clip. Il faudra ensuite déplacer de gauche à droite en maintenant le clic gauche avec cette même souris.
Au clavier, les mêmes outils doivent être sélectionnés, il vous faudra aussi sélectionner le plan à la souris puis utiliser les Nudge.
Cet outil permet de déplacer un plan de la timeline sans avoir à recoller le plan précédent ou le plan suivant si ces derniers sont les mêmes : déplacer sans laisser d’espace vide.
Je n’ai pas trouvé l’équivalent de cet outil sur Resolve. Il y a bien le Slide Mode du Dynamic Trim Mode mais ne permet pas cette modification (Resolve 15.3.1). Une mise à jour aura certainement lieu quand la version 16 ne sera plus une bêta.
Ce raccourcis clavier permet de sélectionner la coupe puis de l’éditer. Comme on l’a vu plus tôt, Il suffit de cliquer sur V pour sélectionner la coupe puis jouer avec les Nudge pour la modifier. Petit plus, si vous activez l’outil Trim (T) et que vous faites une sélection par lasso, vous sélectionnez plusieurs coupes que vous pourrez éditer en même temps.
Souvent utilisé, cela permet de couper le début ou la fin d’un plan jusqu’à la tête de lecture.
Il vous faudra reconfigurer aussi ces raccourcis clavier car vous auriez besoin des [ et ] pour pouvoir les faire. Cependant, la configuration des claviers AZERTY ne permet pas d’accéder directement à ces symboles. Vous pourrez aussi les trouver dans le menu Trim > Ripple > Start to Playhead ou End to Playhead.
Les mêmes fonctions Roll fonctionnent à l’inverse des Ripple, il déplacera la coupe en écrasant la matière pré-existante contrairement au Ripple qui comble l’espace vide en rapprochant la totalité du montage.
Pour cette partie, faire un parallèle avec les repères de Premiere Pro ne me semble pas convainquant. Ainsi, je vous laisse avec un petit tuto ci-dessous qui fait une présentation assez exhaustive de l’outil de montage Multicam dans DaVinci Resolve de la synchronisation, création de séquence et gestion du Multicam par Fred Robin.
Cette partie est une petite mise à jour suite à la sortie de la version 16.1 de Resolve. La raison ? BlackMagic vient casser un standard de la production habituel en proposant une nouvelle fonction : Le Synced Bin. Par conséquent, il n’y aura pas de parallèle avec Premiere Pro. Mais c’est bon à savoir ici.
Parmi toutes les mises à jour de cette version, il y a cet outil disponible sur la page CUT qui permet de se décharger d’une utilisation, peut-être lourde pour certains projets, du Multicam.
Plutôt que de synchroniser vos clips dans une timeline, Resolve propose de les synchroniser directement dans le chutier via le bouton synced bin. Une fenêtre s’ouvrira pour savoir comment synchroniser vos plans (TC, son etc) puis, via un autre raccourcis, Resolve montera automatiquement la portion de rush choisi par dessus un plan déjà présent dans la timeline. Et vous aurez un raccord. L’avantage est que vous n’aurez plus besoin de faire la recherche pour poser ce plan spécifique et trouver le raccord, Resolve le fait.
Evidemment ceci ne fonctionne qu’en Multicam. Si vous avez tourné une fiction et qu’un raccord avec micro-ellipse semble dynamiser le montage, cet outil ne vous servira pas. Il est essentiellement technique et n’a pas la prétention de révolutionner la narration filmique. Mais il a la vertu de proposer une nouvelle façon de travailler une séquence tournée avec plusieurs caméras en même temps qui restait pourtant très sensiblement la même (avec quelques avancées certes, mais toujours sur la même base) depuis de très nombreuses années.
Voici une présentation de l’outil par Learn Color Grading :
Celui-ci était un gros article, j’ai fait mon possible pour qu’il soit le plus clair et qu’il reste facile de naviguer d’une partie à l’autre. En terme de rédaction et de mise en place sur le site, ça a pris du retard mais il est là et j’espère que vous aurez apprécié. Evidemment je n’ai pas tout dit, mais pour passer de Premiere Pro à Resolve, cela me semble être suffisamment exhaustif. Si un partage vous brûle les doigts, je vous en serai très reconnaissant.
Pour le prochain article : passer de la logique After Effect à la logique Fusion.
Cinématographiquement…
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Quatrième article : les travaux collaboratifs.
Afin de pouvoir mettre en œuvre un workflow collaboratif, vous aurez besoin de :
Deux configurations sont possibles selon l’emplacement de la base de donnée PostgreSQL :
Comme d’habitude, cet article est une passation d’informations, pas un tutoriel.
Activer le partage de projetPour permettre à plusieurs stations Resolve d’ouvrir un projet en même temps, rien de plus simple ! Il vous faut ouvrir le projet qui se trouve sur la base de données PostgreSQL puis aller dans le menu fichier/Enable collaboration.
Maintenant, vous pourrez voir apparaître deux nouveaux icones en bas à droite de l’interface. Le premier pour voir qui sont les utilisateurs actifs sur le projet que chacun peut renommer à sa guise ainsi qu’un accès à une boîte de dialogue pour échanger par texte entre les utilisateurs si jamais vous n’aimez pas pas votre équipier ou si vous ne vous trouvez pas dans la même pièce.
De la même manière qu’avec Avid Media Composer, l’accès à un chutier est régulé et protégé pour éviter qu’un utilisateur n’écrase le travail d’un autre. Par exemple, si un chuter en particulier est ouvert par un assistant monteur, le chef monteur ne possèdera pas les droits d’écriture sur ce dernier. Cela ne l’empêche pas d’ouvrir un rush, de le monter dans une timeline sur laquelle il a les droits d’écriture, voire de visualiser la timeline de son assistant. Cependant il ne pourra pas modifier le contenu. Pour savoir où se trouve l’un ou l’autre, Resolve affiche un petit icone de couleur, associé à l’utilisateur, sur le chutier, le fichier ou la timeline actif.
De plus, pour éviter des copiés/collés d’une timeline à une autre, Resolve a mis au point un outil qui permet de comparer les timelines en mettant en exergue les différences afin d’importer les modifications les unes après les autres.
Vous aurez peut-être remarqué l’imitation du pictogramme wifi sur la droite d’un job de la page Deliver. Si vous cliquez sur celui-ci, le Job apparaîtra sur les autres machines en collaboration sur ce projet. Vous aurez donc la possibilité, par exemple, de lancer tous les exports sur une machine dédiée tout en continuant à travailler sur votre logiciel. Si plusieurs projets ont un ou des Job en attente, vous pouvez les afficher via le menu des trois petits points sans forcément avoir le projet associé ouvert sur cette station.
L’avantage est surtout de garder sa station de travail Resolve active sans la bloquer à cause de l’export.
Pour une présentation pas à pas en vidéo, je vous propose de visionner ce tutoriel de YAKYAKYAK, puis passons au PostgreSQL.
Comme je l’avais signifié plus tôt, plusieurs configurations sont possibles pour installer la base de données :
Rapidement : c’est une gestion de base de données open source, donc gratuite, avec une très large communauté de développeurs et d’entreprises. Pour son historique : la page wikipédia. Pour la communauté francophone, c’est par ici. et pour la communauté anglophone, plutôt par-là.
Pour ce cas là, je vous redirige vers une autre vidéo de YAKYAKYAK qui explique l’installation de la base de données PostgreSQL sur une machine du réseau. Ce cas est le premier point décrit plus tôt. En fin d’article, je vous ai mis aussi le lien vers une page de Mixing Light qui l’explique également.
Si vous possédez un NAS, raccorder tous les ordinateurs directement sur celui-ci suffit pour mettre en place ce workflow. Vous pouvez également passer par un routeur qui fera l’intermédiaire.
Voici la démarche pour un NAS Synology expliqué par Sondre Grønås Media spécifiquement pour DaVinci Resolve :
Pour un NAS QNAP, cette vidéo de Doubleprecision vous expliquera la démarche à suivre :
Pour un autre type de NAS, une recherche avec les mots clefs « PostgreSQL » et la marque de votre NAS devrait suffire. Dans tous les cas, il vous faudra installer un paquet qui permettra la gestion du PostgreSQL via pgAdmin sur un ordinateur du réseau.
Ce cas dépasse mes compétences. Malgré tout, si vous avez un nodal, c’est que vous avez aussi un collègue informaticien qui gère le réseau mis en place via le nodal et qu’il aura toutes les compétences nécessaires pour installer la base de données appropriée. Cependant, il me paraît logique que l’installation de la base de donnée est similaire à celle décrite par YAKYAKYAK dans le cas 1, à ceci prêt qu’elle ne sera pas sur une station de travail, mais le serveur. Un informaticien réseau restera de bien meilleurs conseils que moi.
Une fois que le PostgreSQL sera installé, la création de la base de données se fera via la fenêtre projet de DaVinci Resolve en cliquant sur New Database, puis sous l’onglet Create. La suite, vous la connaissez si vous avez visionné les vidéos associées à l’article.
N’oubliez pas que tout ceci n’est possible qu’avec la licence Studio pour toutes les stations DaVinci Resolve qui veulent accéder à la base de données PostgreSQL, quelque soit l’OS : Windows, macOS, Linux.
Il y a encore une petite chose. Si tous vos ordinateurs ne sont pas sur le même OS, vous remarquerez que, d’une machine à l’autre, il faut relier les médias car le point de montage du disque est différent.
Davinci Resolve permet de résoudre ce problème : ouvrez le logiciel pour vous rendre dans les préférences du logiciels.
Rendez-vous dans Media Storage pour ajouter un répertoire d’entrée. Maintenant, faites un double-clic la case faisant la jonction entre la colonne « Mapped Mount » et la ligne de votre point de montage pour l’éditer. Vous pourrez indiquer à Resolve de ré-interpréter le point de montage pour que les rushes puissent être reliés d’une machine Windows, Mac, ou Linux. Si vous voulez que la station windows interprète le chemin Linux et Mac, il faudra quand même indiquer des anti-slash » \ « . Ainsi une redirection sur Windows ressemblera à \Volumes\NOM_DU_DISQUE. Et sur Mac et Linux Z:/.
Petit conseil personnel : ne pas prendre le modèle Windows avec des lettres, un peu trop capricieux à mon goût.
C’en est fini pour la présentation des travaux collaboratifs. Je finirai donc par un simple et sobre :
FIN
Rendez-vous pour le prochain article : les petites choses à savoir pour passer du montage Premiere Pro à Davinci Resolve.
Vous pouvez vous reporter à cet article de Mixing Light dont je me suis inspiré pour certains points. Ils expliquent également comment installer une base de données postgreSQL sur un mac serveur sur lequel est connecté un SAN.
Cinématographiquement…
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Premier article de la série : la gestion des médias.
Consolidate, Transcode, Import, Relink, Batch Import, Métadonnées etc… de nombreux moyens nous permettent d’organiser un workflow afin qu’il soit solide et dynamique tout au long du processus de post-production. Dans cet article, nous reviendrons sur les outils de Premiere Pro qui le permettent et verrons leur équivalent avec DaVinci Resolve. Nous resterons dans la page Medias, un petit peu de Deliver et irons dans les paramètres et les préférences de Resolve.
Via l’espace de travail Logging de Première Pro ou en activant ladite palette, vous avez accès au media browser de Premiere Pro pour parcourir vos disques sans quitter le logiciel. La page Medias de DaVinci Resolve a la même utilité : Vous pouvez y créer vos chutiers et y glisser vos rushes. Si vous glissez un dossier directement dans la colonne « Bins », le dossier se présentera tel quel dans votre arborescence de chutiers en conservant l’organisation des sous-dossiers.
Pour ajouter des volumes s’ils ne sont pas présents, rendez-vous dans l’onglet Media Storage des préférences de Resolve afin d’ajouter le répertoire que vous souhaitez faire apparaître sur la page Medias. Sinon, il est toujours possible de glisser les médias ou dossiers directement depuis l’explorateur de fichiers de Windows ou le Finder de macOS.
Enfin, pour ajouter un dossier spécifique à vos favoris, il vous suffit de glisser le répertoire en question du Media Browser de Resolve vers le petit espace intitulé favorites en-dessous de la liste de répertoires à parcourir.
Pour afficher les métadonnées, il vous suffit de cliquer sur le bouton approprié présenté ci-contre. Cela vous donne accès à de nombreuses données relatives au clip et à la caméra dont certaines peuvent être éditées. Ces métadonnées peuvent ensuite être affichées et rééditées dans l’arborescence de chutiers. Pour afficher ou cacher des colonnes, il vous faudra exécuter un clic droit sur l’intitulée de celles-ci puis cocher ou décocher la métadonnée qui vous intéresse.
Peut-être utilisez-vous les dossiers intelligents de Premiere Pro quand vous éditez vos métadonnées afin de regrouper automatiquement des médias contenant un même mot clef. Ceci existe aussi dans Resolve. L’espace dédié se situe juste en dessous de la liste de chutiers, de la même manière que l’espace favorites en-dessous de la liste des dossiers de vos volumes. Effectuez un clic droit dans ce petit espace afin de sélectionner Create Smart Bin. Une petite fenêtre va s’ouvrir afin de nommer ce chutier et indiquer quelles métadonnées vont être utilisées pour permettre le tri automatique des rushes selon leur(s) métadonnée(s), comme un coucher de soleil d’une séquence tournée en extérieur pour la capture d’écran ci-dessous.
Pour Premiere Pro, le répertoire où ces données sont écrites, est à paramétrer lors de la configuration du projet. Same as Project est préféré dans la majorité des cas. Avec Resolve, il faudra aller dans les paramètres pour les configurer si changer les paramètres par défaut arrange votre workflow, car Resolve enregistre toutes ces données sur le disque de démarrage. De plus, le ProRes 422 n’est peut-être pas le codec que vous souhaitez utiliser pour ces fichiers.
Ainsi, rendez-vous dans les paramètres de Resolve (shift+9), onglet Master Settings. Descendez jusque Optimized Medias and Render Cache pour modifier les codecs, le ratio de compression des médias optimisés ainsi que la gestion des rendus que nous verrons un peu mieux dans l’article dédié au montage.
Juste en-dessous dans Working Folders, vous pourrez éditer le répertoire d’écriture du cache qui sera le même que celui dédié aux médias optimisés.
Pour générer les médias optimisés, effectuez un clic droit sur vos médias présents dans un chutier et sélectionnez Generate Optimized Media. Quand vous travaillerez sur votre projet, vous pouvez activer ou non ces médias optimisés via le menu Playback puis les supprimer quand vous n’en aurez plus besoin. Le média optimisé et le cache partagent une extension de fichier similaire .dvcc (DaVinci Cache Clip), ce ne sont pas des fichiers vidéo lisibles en dehors de Resolve.
Pour résoudre un soucis de Media Offline, plusieurs possibilités, via le menu contextuel, s’offrent à vous selon le cas :
Ceci a déjà été abordé dans la partie précédente mais cela concerne aussi la gestion des médias donc revenons brièvement dessus. Ces actions peuvent être effectuées via le Media Management accessible depuis le menu Fichier. Si vous souhaitez déplacer vos médias sur le disque, les copier d’un répertoire à un autre ou les transcoder d’un répertoire à un autre pour obtenir de vrais fichiers vidéos contrairement aux médias optimisés, c’est ici que vous aurez le résultat le plus rapide. Vous pouvez choisir une portions des médias en fonction d’une timeline, de l’utilisation des clips, voire de la présence d’une portion de clip dans la timeline. Tout ceci est déjà présenté dans Gestion de Projets.
De la même manière que précédemment, si vous préférez avoir des versions transcodées de vos rushes en ProRes dans un dossier de votre disque dur, mais que vous voulez attribuer les métadonnées éditées dans Resolve aux rushes, il y a une autre méthode : à partir de la page Edit, créez une timeline avec tous vos rushes mis bout à bout qu’il y ait des espaces ou non, puis allons vers Deliver.
Dans Deliver, vous pouvez donc configurer tous vos paramètres d’export (que j’aborderai dans un prochain article) mais aussi, dans le dernier onglet File des réglages, vous pouvez exporter tous les clips individuellement dans un nouveau fichier avec le nom source si vous sélectionnez ce point. Ainsi, vous obtiendrez bel et bien des fichiers vidéos avec en prime, les métadonnées.
Si vous choisissez d’utiliser un nom de fichier unique avec une série de chiffre, faites bien attention à avoir édité la métadonnées Reel pour qu’un Relink soit possible. Pour ce faire, rendez-vous dans les paramètres de Resolve (shift+9)/General Options/Conform Options et cochez Assist Using Reel names from the … Source clip filename dans ce cas.
Voici brièvement comment gérer ses médias dans DaVinci Resolve. Cela change assez peu de la logique de Premiere Pro, simplement une interface différente à laquelle il faut s’habituer mais rien de bien méchant.
Rendez-vous pour le prochain article : la configuration des travaux collaboratifs.
Cinématographiquement…
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Le flat et le log ont chacun le but de compresser le signal pour rentrer dans la dynamique de nos moniteurs. Mais quelle est la différence alors qu’ils ont le même objectif ?
La dynamique d’une image prise par une caméra dépasse la dynamique d’un écran. Ce qui la fait apparaître davantage contrastée. Le flat va ramener les informations excédentaires vers le centre du signal. Il va ainsi compresser les noirs et les blancs, laissant les tons moyens à leur place afin que l’ensemble entre dans la nouvelle dynamique. Le log quant à lui va redistribuer l’ensemble des valeurs de manière équitable sur une nouvelle échelle. Pour résumer :
NB : point noir à gauche, point blanc à droite
Dynamique caméra
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Dynamique Flat
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Dynamique Log
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Dynamique Ecran
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Ci-dessous, une vidéo de la chaîne YouTube Learn Color Grading qui vous montrera visuellement la différence entre le flat et le log.
Cinématographiquement…
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Deuxième article de la série : la gestion des projets.
Cette fenêtre affiche l’ensemble des projets de Resolve. Ils peuvent être affichés avec des miniatures par liste selon les préférences et peuvent être organisés par dossiers et sous-dossiers. En haut à droite se trouve la sélection d’utilisateurs pour allouer l’accès à des projets à certains utilisateurs seulement. Juste en-dessous, vous pouvez régler la taille d’affichage, le mode de tri, afficher les informations d’un projet, choisir le mode d’affichage (miniature ou liste) ainsi que faire une recherche si vous avec de nombreux projets. En bas, vous trouverez les boutons pour créer un nouveau projet ou un nouveau dossier, et le bouton pour ouvrir le projet en surbrillance orange, mais un double clic reste tout aussi efficace. Cette fenêtre est toujours accessible avec l’icône de maison dans l’interface ou le raccourci shift+0.
Il est possible, avec DaVinci Resolve, d’ouvrir plusieurs projets en même temps pour récupérer des médias avec les métadonnées éditées, des timelines etc… Pour ce faire, ouvrez un projet, ouvrez le project manager via la petite maison en bas à droite de l’interface ou le raccourcis clavier, et faites un clic droit sur le second projet désiré. Dans le menu contextuel qui s’ouvrira comme ci-contre, il vous suffira de sélectionner « Dynamic Project Switching » afin que le projet s’ouvre en même temps que celui déjà actif. Vous pourrez ensuite sélectionner le projet actif en cliquant sur son nom en haut de l’interface afin d’afficher un menu déroulant :
Maintenant, si vous cliquez sur le petit boutons à gauche comme montré ci-contre, vous ouvrirez un petit panneau pour gérer vos bases de données. La base de données est un fichier .drb enregistré sur un support de stockage dans lequel sont contenus tous les projets créés dans cette base de données. Vous pouvez en avoir plusieurs selon vos besoins. Lors d’une mise à jour de Resolve, il est bon de penser à exporter la base de données puis de la réimporter après la mise à jour pour s’assurer de ne rien perdre et de conserver une base de données compatible avec la version précédente de DaVinci Resolve grâce aux boutons présentés ci-dessous.
De la même manière qu’avec les projets, il est possible de trier les bases de données, afficher ses informations ou faire une recherche quand on en possède beaucoup via les petits icones prévus à cet effet.
Vous remarquerez deux catégories : Disk et PostgreSQL. La base de données enregistrée sur Disk est un enregistrement local sur le disque interne de l’ordinateur. Par contre, la base de données enregistrée sur PostgreSQL est elle en réseau et permet notamment les travaux collaboratifs, sujet sur lequel je reviendrai dans un prochain article.
On notera que la gestion du PostgreSQL n’est pas supportée par la version gratuite de Resolve. Si vous êtes curieux et voulez dores et déjà en connaître davantage sur ce protocole avant la publication de l’article dédié aux travaux collaboratifs, je vous propose de visiter le site de la communauté francophone du PostgreSQL.
Revenons sur ce menu ouvert via un clic droit sur un projet et intéressons-nous aux fonctions « Export » et « Archive ». L’export du projet permet d’enregistrer un fichier .drp n’importe où en dehors de votre base de données. En l’état, le projet ne pourra pas être édité, un fichier .drp est figé. Il devra être réimporté pour apporter des modifications s’il y a lieu d’en faire.
La fonction Archive est similaire à ceci prêt qu’elle va exporter les médias du projet en plus du .drp dans un répertoire commun. On peut choisir de conserver les médias optimisés générés avec DaVinci Resolve ainsi que les fichiers de rendu lors de cet archivage. Vous récupèrerez au final un dossier avec l’extension .dra qui contient un fichier .drp et un dossier Media Files qui copiera l’arborescence des médias stockés depuis sa racine originelle.
Cette dernière méthode n’a cependant rien d’un consolidate puisque l’ensemble des médias vont être copiés/collés vers un nouveau répertoire. Contrairement à Premiere Pro, ce n’est pas via le Project Manager que l’on peut procéder à un consolidate mais du Media Management. Pour ce faire, vous aurez besoin d’ouvrir le projet et de sélectionner le Media Management depuis le menu Fichier. D’ici, il vous sera possible de copier, déplacer, ou encore transcoder tous les médias du projet, uniquement ceux utilisés, ceux présents dans un montage spécifique, ou encore trimer les portions utiles de rushes. Pour revenir sur cet outil en détail, je vous laisse avec cette vidéo de Max Maximus. Je vous retrouve juste après.
Dans les préférences de DaVinci Resolve, vous trouverez dans l’onglet User les préférences Project Save and Load pour configurer les sauvegardes automatiques entre autre.
La première case à cocher consiste à savoir si toutes les timelines sont chargées ou non à l’ouverture de Resolve. Si cette case est
cochée, Resolve réagira comme Premiere Pro. C’est-à-dire qu’il chargera l’ensemble du projet à son ouverture. Par contre, si cette case est décochée, Resolve réagira plutôt comme Media Composer et ne chargera que ce qui est actif. A ceci prêt que ce sont les timelines que DaVinci Resolve considère contrairement à Media Composer qui se préoccupe des chutiers. Quoi qu’il en soit, il s’agit de rendre le projet prêt à travailler plus rapidement à son ouverture.
Le Live Save est une sauvegarde en continu, comme celle de FCPX. C’est-à-dire que le raccourcis clavier pour sauvegarder ne servira plus à rien, le projet est sauvegardé en temps réel quand vous travaillez. Vous pouvez peut-être y trouver un avantage, cependant cela prend des ressources à Resolve qui est pourtant déjà gourmand.
Le dernier point consiste à faire une sauvegarde automatique, configurer sa récurrence ainsi que son répertoire. Contrairement à Premiere Pro, Resolve ne va pas enregistrer des fichiers .drp à la volée dans le répertoire spécifié mais des versions du projet contenues dans deux fichiers à chaque sauvegarde : un .dpx et un .xml. Ces fichiers ne peuvent pas être ouvert directement par Resolve ou importé comme on le ferait avec un fichier .drp.
Récupérer une sauvegarde automatique peut s’avérer utile pour diverses raison comme perdre une partie de son travail car DaVinci Resolve aurait planté. Pour récupérer un backup, il faut accéder au menu contextuel du clic droit sur un projet depuis la fenêtre du Project Manager, puis sélectionner Project Backups. A ce moment, une nouvelle fenêtre va s’ouvrir avec tous les back-ups effectués, présentés de manière NOMDUPROJET.AAAAMMJJHHMMSS (nom du projet suivi de l’année, du mois, du jour, de l’heure, des minutes, et enfin des secondes). Il ne reste plus qu’à cliquer sur l’un d’entre eux, le charger, le supprimer, les supprimer tous ou actualiser le répertoire si vous pensez que la liste n’est pas à jour. Lorsque vous chargerez un back-up, un nouveau projet se créera à côté du précédent avec la date indiquée, vous pourrez ensuite l’ouvrir comme un projet classique.
Si le projet n’apparaît plus dans le Project Manager, vous pouvez faire un clic droit sur une zone vide et sélectionner Other Project Backups. Dans la fenêtre qui s’ouvrira apparaîtront tous les back-ups qui ne sont pas affiliés à un projet présent dans votre base de donnée. Ainsi, si vous n’avez pas archivé un projet et supprimé ce dernier, il est possible de récupérer sa sauvegarde automatique dont la suppression est indépendante dudit projet (cela ne concerne pas les médias présents sur le disque dur mais uniquement le projet).
Ce fut un tour d’horizon de la gestion de projets sous DaVinci Resolve à partir de l’utilisation de Premiere Pro que j’ai pu voir çà et là. On a donc vu qu’on pouvait interagir avec un projet uniquement depuis l’interface de Resolve et qu’un fichier enregistré sur le disque dur est une empreinte du projet, c’est-à-dire figé dans le disque dur. On pourrait même dire qu’un .drp est un clone fossilisé. Le ramener à la vie consiste à copier son contenu dans Resolve mais le .drp en lui même restera toujours figé. Il faudra générer un nouveau .drp pour enregistrer une version à jour. Dans un prochain article, je reviendrai sur les bases de données PostgreSQL dont j’aborderai la gestion une fois quelques autres notions posées.
Rendez-vous pour le prochain article : la Gestion de Projet.
Cinématographiquement…
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La grosse nouveauté logicielle sur laquelle une bonne partie de la conférence est restée est la nouvelle page : CUT.

On remarque que cette page servira aussi au montage mais se distingue bien de la partie Edit. Plusieurs raisons à cela :
• économique : toucher le même marché que le logiciel Adobe Rush qui offre une expérience utilisateur simplifiée pour toucher les YouTubers, entre autre ;
• pratique : dans certains contextes (Broadcast par exemple), il est nécessaire de sortir la vidéo rapidement ;
• workflow : on sait qu’au montage, il y a le découpage avant l’édition. dire Editing pour le montage est un abus de langage puisqu’on dit aussi « montage » en anglais. L’editing est l’étape qui suit le cutting ce qu’illustre bien cette méthodologie.

On remarquera le visualiseur unique à la manière de FCPX avec beaucoup d’outils en-dessous de l’image. Il y a de quoi recadrer, trimer, stabiliser etc… Quelques outils essentiels pour travailler rapidement. Sur la gauche, on retrouvera nos chutiers avec aperçu au survol de la souris comme dans FCPX avec en-dessous toujours une barre d’outils avec les fonctions de montage : « append to end », « place on top » toussa toussa.

En-dessous, sur toute la largeur, se trouve la timeline complète qui permet d’avoir un œil sur celle-ci tandis que nous travaillons sur une portion dans ce que nous appellerons maintenant le banc. Les médias peuvent être glissés dans la timeline ou le banc de montage, le trim peut être effectué dans les deux aussi, ainsi que dans le visualiseur où vous pourrez effectué un Trim de précision. comme ci-contre. On remarquera que ce nouveau trim est à mi-chemin entre FCPX et Media Composer.
A l’heure de Face ID, Resolve propose aussi une solution de reconnaissance faciale afin de créer des Smart Bins. C’est-à-dire que chaque visage présent dans une vidéo est analysé et ajouté à un chutier intelligent afin d’y retrouver tous les rushes dans lesquels le visage apparaît. De plus, il est possible maintenant de hiérarchiser les smart bins : faire des sous-smart bins plutôt q’un dossier principal qui ne serait pas rangé.
BlackMagic s’est aussi empressé de présenter un nouveau clavier dédié au montage :

Ce clavier finitions métalisées a été développé pour le montage sur Resolve. On y retrouve les touches d’un clavier classique plus des fonctions de montage de part et d’autre comme la possibilité de switcher entre la source et la timeline, choisir les outils de roll etc… Et surtout un Jog/Shuttle qui possède aussi une nouvelle fonction : le scroll. D’après ce que j’ai vu pendant la conférence, ça fonctionne un peu comme un shuttle mais la tête de lecture reste centrée dans la vue.
Tout ceci pour la somme de 895€ TTC. Oui c’est douloureux, surtout quand on sait que ce clavier n’est pas du tout rétro-éclairé et qu’un clavier avec des raccourcis clavier assignés feraient certainement l’affaire. Pour l’instant, aucune information quant à la licence Resolve possiblement fournie avec le clavier.
La page Edit apporte elle aussi quelques nouveautés. D’abord, il est possible de configurer chaque timeline séparément, et notamment leur cadence d’images. A partir de Resolve 16, il ne sera plus nécessaire de vérifier la cadence d’images dans les paramètres avant de
commencer à travailler, ce sera personnalisable dans des paramètres de séquence. On remarquera aussi l’arrivée des Adjustment Layers, du même nom sous Premiere Pro et appelés Filters dans Avid. Il s’agit d’un clip vierge sur lequel on peut y glisser les effets pour ne pas avoir à l’appliquer à tous les plans. Dans l’exemple de la conférence, c’est le nouvel effet disponible dans la page Edit qui a été mis à l’honneur : un vignettage, qui a été utilisé. Il ne vaut pas celui que l’on peut faire dans la page Color quand même.
La page Color connaît aussi quelques nouveautés comme un outil qui permet de retirer un élément de l’image. A voir si, à l’usage, c’est aussi efficace qu’avec Fusion. Et maintenant, il est possible de voir l’histogramme en arrière-plan des courbes pour ne pas avoir à aller voir sur le second moniteur les modifications appliquées sur les courbes.
Sans oublier un nouvel oscilloscope pour visionner nos couleurs : le diagramme de Maxwell, plus techniquement appelé CIE 1931 pour visualiser notre gamme de couleur dans l’ensemble du spectre de la lumière visible et voir les couleur qui dégorgent.

Enfin Fairlight, j’ai été un peu moins attentif à ce moment car je ne suis pas tellement concerné, mais ce que j’ai retenu surtout c’est surtout les automations qu’on peut retravailler à la souris, même sur les bus. Des réglages pour le LUF et le PEAK prédéfinis pour la masterisation sonore ainsi que l’effet qu’ils ont appelé « élastique » afin de modifier la durée de portions de son afin de coller aux labiales sans modifier la fréquence de la voix.

Maintenant, une petite fenêtre pop-up est disponible pour faire un export. Cette dernière s’affiche en cliquant sur un tout petit bouton en haut à droite de l’interface et montre un panneau qui ressemble à celui tout à gauche dans la page Deliver.
D’après la conférence, cette petite fenêtre serait disponible depuis n’importe quelle page du logiciel. Cependant, je ne vois pas ce bouton dans la page Edit, Color ou Fairlight qui ont été présentés pendant la conférence. Mais cette fenêtre est bien accessibles depuis la nouvelle page Cut.
Alors que BlackMagic avait communiqué de nombreuses affiches de cinéma en parallèle d’ « une révolution du montage », on ne voit guère de révolution pour le montage cinéma. Il y a une séparation découpage/édition du montage, il y a ce nouveau clavier qui nous libère les mains de la souris grâce notamment à la gestion du trim via le job/shuttle/scroll mais on aura encore beaucoup besoin de la souris sans ce clavier. Ca reste le gros point négatif face à Avid qui a tapé très fort pour la nouvelle version de Media Composer qui conserve l’efficacité de ses outils dans une interface plus agréable et accueillante. Quelques autres nouveautés çà et là qui apportent de nouvelles choses à Resolve mais rien de transcendant non plus cette année. A part ce clavier à 895€. La page Cut reste cependant un atout pour les workflows qui nécessite une rapidité d’action et me semble agréable à utiliser avec une tablette graphique vu le nombre de boutons visibles dans l’interface.
Vous pouvez d’ores et déjà télécharger la version bêta de Davinci Resolve 16 en version gratuite ou Studio sur le site de BlackMagic. N’oubliez pas de bien sauvegarder vos bases de données avant et de ne pas l’installer si un projet est en cours. NB : L’installation de la bêta écrase la version préalablement installée sur votre machine comme le ferait une mise à jour classique.
Vous pouvez retrouver la conférence ainsi que la version de YAKYAKYAK (pour les non anglophones) ci-dessous :
MAJ : et la vidéo de BlackMagic pour présenter les nouvelles fonctions
https://www.youtube.com/watch?v=8fmvUsBPJn8
Cinématographiquement…
La page demandée est introuvable. Essayez d'affiner votre recherche ou utilisez le panneau de navigation ci-dessus pour localiser l'article.
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